mercredi 27 juillet 2016

Critique n°32 : Furi, le jeu français qui tranche à coup d'électro

Cette critique se retrouvera d'une part sur ce blog que vous lisez, admirables êtres, d'autre part sur le site de Mundus Bellicus où d'autres admirables êtres contemplent la vérité pleine et entière du jeu vidéo. Enfin je crois. Bonne lecture en cette fin de juillet cataclysmique !

Introduction

Les éditeurs et développeurs français de The Game Bakers, établis à Montpellier depuis 2011, ont sorti en juillet 2016 Furi, tournant à la fois sur PC et sur PS4. Il rencontre un certain succès et tranche pour le coup par rapport à la production antérieure de nos Montpelliérains, habitués des jeux mobiles. Tâchons avant tout de résumer leur production antérieure.

A la base du studio, on retrouve le jeu Squids, datant de 2011 et disponible sur tablettes IOS et Android. Vous y dirigez un groupe d’habitants des profondeurs qui se retrouvent face à des adversaires coriaces. Il s’agit dès lors de les projeter sur les ennemis en profitant des angles d’attaque et du décor, tout en les faisant évoluer entre chaque affrontement. Squids Wild West (2012) change quelque peu le style, et Squids Odyssey (2014) se paie le luxe d’arriver sur Wii U et sur 3DS. Quant à Combo Crew (2013), c’est un jeu de combat sur tablette basé sur un système de contres et d’attaques en utilisant son doigt sur l’écran tactile.
Dans Squids, des créatures aquatiques et des chocs corporels sont au menu.
Aussi, annoncé fin 2015, Furi interpelle. Il se présente comme un jeu rapide, nerveux, requérant du doigté, centré sur des combats intenses de boss, le tout sur de la musique électro parfois bien de chez nous, french-électro oblige. Les designs des personnages sont quant à eux travaillés par Takashi Okazaki, le papa du manga bien violent et aussi tranchant qu’un katana qu’est Afro Samurai. Nos amis français ont donc de bons contacts, et aussi une bonne communication, puisque ces détails sont bien mis en avant. Reste à voir ce qu’il en est du jeu proprement dit.

I. Une plastique réussie ?

Vous êtes emprisonnés, torturés, en miettes, mais un personnage extrêmement étrange à masque de lapin s’amuse à vous libérer. Cet étrange comparse, ressemblant dans le déroulement de l’aventure à Ninja Ninja, le compagnon d’Afro Samurai, va vous guider dans des décors assez psychédéliques tout en vous expliquant entre chaque combat les enjeux, en vous délivrant petit à petit les informations qui vous manquent, c’est-à-dire tout.
Une île sur du vide, quoi de plus poétique ?
Ces phases de marche sont des pauses méritoires après des combats particulièrement brutaux, mais restent assez lentes, voire beaucoup trop. Mais entre les décors alliant tous les paysages, bousculant parfois la gravité dans un trip de science-fiction où chaque boss tué ouvre une porte vers l’île flottant dans le vide se trouvant juste en-dessous, et la musique électro planante, vous vous retrouvez dans une ambiance bien particulière.

Dans le même bateau ? Tu m'aides quand tu veux homme chelou à tête de lapin.
II. Flingue et katana, le duo de choc

Une dizaine de gardiens va vous barrer le chemin, et comme je suis gentil, je ne vous en montre qu'un en image. A priori, ils n’ont pas envie que vous sortiez. Avant chaque combat, votre bon samaritain à tête de lapin vous expliquera rapidement ce qui vous attend, et vous vous devrez d’affûter correctement vos armes. Chaque boss représente un combat unique, divisé entre plusieurs phases. Chaque phase se compose généralement d’une partie tir, où il vous faut éviter les multiples attaques à distance de vos adversaires tout en épuisant leur bouclier avec vos propres tirs, puis d’une partie corps-à-corps où vous vous rapprochez énormément, et où il vous faudra utiliser des contres, des frappes chargées, et guetter la moindre ouverture dans les attaques adverses pour y porter votre lame. 
L'ennemi s'amuse à tirer...
Une fois que vous avez suffisamment attaqué votre adversaire, la phase suivante s’engage, et c’est l’occasion pour votre ennemi de diversifier de plus en plus ses coups, et de vous surprendre davantage, tout en vous faisant suer derrière votre clavier. Quant à vous, vous avez trois vies. Si vous êtes convenablement amoindri par les attaques adverses, vous en perdez une, et la phase de combat dans laquelle vous êtes redémarre : si vous aviez détruit le bouclier adverse et aviez entamé le corps-à-corps de fin de phase, il vous faudra à nouveau attaquer le bouclier. A chaque changement de phase, vous regagnez une vie. 

...Alors punissez-le au corps-à-corps quand vous pouvez.
Entre attaques-éclairs, rayons de la mort, ondes de choc, attaques furieuses, il vous faudra user correctement de vos deux armes, de votre parade, et de votre esquive. Les développeurs vous recommandent une manette, mais y jouer avec un clavier et une souris est tout à fait possible, comme en témoigne votre humble serviteur. Et pour un jeu de combat, Furi s’en sort avec les honneurs. Chaque combat de boss se veut unique, entre celui qui manipule le temps, celle qui veut vous annihiler à coup de rayons ultimes, ou encore celui qui se trimballe dans une grosse armure. Et chaque combat sera difficile, du moins jusqu’à ce que vous repériez les failles dans les styles de combat adverses. Une franche réussite.

Conclusion

La patte manga, la musique électro, le décor planant et l’ambiance unique, bien que parfois plombée par quelques lenteurs entre les combats, s’accompagnent de combats brutaux, nerveux où il vous faudra utiliser tous les mouvements à votre disposition pour contrer des adversaires coriaces qui tenteront de vous détruire à coup de rayons, de bâtons ou d’autres joyeusetés. 
N'en perdez pas le sens de la gravité.
Le titre du studio franco-français réussit donc son pari de sortir du monde des tablettes et des consoles portables, en partie grâce à de bons collaborateurs, et surtout grâce à un système de jeu basé sur des combats de boss, à la manière des No More Heroes (2007, Wii) et autres. Reste à voir ce que nous promet dans l'avenir ce studio de développement.

1 commentaire:

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