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dimanche 4 décembre 2016

Critique n°39 : Total War : Warhammer, du Sévère au Seigneur de Guerre

J'aurais pu appeler cette critique la n°33-quater, mais autant reprendre le compte, car au vu du nombre des contenus additionnels pondus par Creative Assembly, on risquerait fort d'arriver jusqu'à la critique n°33-decies, et je ne veux pas vous imposer trop de latin. Rédigée pour la Gazette à cette adresse, voici sa retranscription sur mon blog !

Et le 7 décembre ça repart !

Le jeu de Creative Assembly a joué en mai 2016 la carte du renouveau et de la fantasy, en adaptant le monde de Warhammer au système Total War. Addictif et très beau visuellement, le jeu péchait néanmoins par son faible contenu en terme de factions. Après le rajout par le biais de contenus additionnels payants des Guerriers du Chaos et des Hommes-Bêtes, et en attendant la sortie imminente des Elfes Sylvains, les développeurs ont sortis deux extensions « mineures » : Grim and The Grave, et The King and the Warlord. Sans révolutionner le jeu, "Le Sévère et le Cercueil" et "Le Roi et le Seigneur de Guerre" apportent à la campagne des quatre premières factions quelques spécificités qu’il s’agit ici d’évaluer.

I. Le retour des mercenaires

Dans les précédents Total War, vous aviez accès à deux types de troupes : celles recrutées dans vos provinces, par vos généraux, et qui rejoignaient au bout d’un ou plusieurs tours l’armée ; et celles qui se recrutaient instantanément et qui coûtaient plus chers, les mercenaires. Les deux extensions se chargent de pallier un manque, mais en le maquillant à la sauce Warhammer. Ici, point de mercenaires : vous pouvez, si le Seigneur qui commande votre armée est d’un niveau suffisant, recruter des « Régiments de Renom » (un anglicisme qu'on aurait pu traduire par régiment illustre #Parcimonieux). Ceux-ci sont tirés du monde de Warhammer, et disposent d’un nom et d’une histoire particulière. Dans les faits, il s’agit d’unités existantes avec un autre look et des compétences supplémentaires.

Le marché des régiments illustres s'ouvrent à vous.

Ces unités sont déjà expérimentées, ont des statistiques supérieures à leurs homologues, sont uniques, mais ne peuvent pas prendre plus d'expérience qu'elles n'en ont déjà. De plus, leur perte est irréparable. Mais elles permettent d'améliorer dans un temps très court votre armée, et surtout de rajouter des éléments de l'univers de Warhammer pouvant plaire aux fans, et en tout cas créant une nouvelle dynamique sur le champ de bataille, puisqu'il faut utiliser ces unités d'élite avec parcimonie. Dans le premier contenu additionnel, on compte neuf régiments pour l'Empire et neuf pour les Comtes Vampires, et dans le second dix pour les Nains et douze pour les Orks et Gobelins.

II. De nouvelles unités

Ces deux contenus ajoutent encore des unités particulières aux quatre rosters existants, que nous avons détaillé dans nos news : pour l'Empire, si les prières de l'archidiacre sont sympathiques, on lui préférera les attaques enflammées des Chevaliers du Soleil Flamboyant, les Flagellants fragiles mais inébranlables et donc utiles pour tenir un coin, et les peu chères Franches-Companies qui apporte un peu de tir et un peu de corps-à-corps au début du jeu. Pour les morts-vivants, on disposera d'un héros adepte du combat au corps-à-corps, le Roi Goule, mais aussi de deux chars : la Charrette Macabre tirée par des zombies améliorera vos invocations et vos unités mort-vivantes, et la Machines Mortis tirée par des esprits s'occupera plutôt du combat, d'autant plus qu'une explosion attend ceux qui la détruiront.

Pour les Nains, ancêtres et rangers sont sous votre commandement.

Dans l'autre contenu, pour les Nains, on retrouve le Seigneur des Runes qui rajoute un peu plus de compétences "magiques" à une race qui en a bien besoin, tandis que deux unités de rangers, au corps-à-corps ou à distance, apportent un peu plus de mouvement au sein de l'armée, et une pièce d'artillerie un peu oubliable. Pour les Gobelins, l'ajout se concentre autour des chefs Gobelins de la Nuit qui se débrouillent au corps-à-corps, mais aussi des brutaux Squigs, avec ou sans cavaliers, et des Zigouillards, très pratiques pour tendre des embuscades et surprendre l'adversaire. En bref, ces unités apportent un vrai plus aux races déjà présentes, et c'est dommage que ces changements n'aient pas été gratuits.

III. Deux nouvelles campagnes

Le titre peut vous sembler étrange. Après tout, ces contenus apportent pas moins de quatre nouveaux Seigneurs Légendaires que vous pouvez contrôler dans la campagne principale. Toutefois, seul le second contenu propose deux nouvelles factions. L'humain Volkmar le Sévère dispose de moins de magie et de moins de puissance au corps-à-corps que les deux autres seigneurs de l'Empire, ce qui augure des débuts plus difficiles, pour avoir tout de même des possibilités d'évolution très intéressantes, par le biais notamment d'un gigantesque autel. De l'autre, le Nécromancien Helman Ghorst est lui aussi en retrait par rapport aux puissants Seigneurs Légendaires Comtes-Vampires de base, mais dispose de capacités d'invocations très puissantes, et peut monter une Charrette Macabre. Ces deux seigneurs se jouent aux mêmes endroits que les autres dans la campagne principale.

Un objectif simple : rejoindre Karak-Aux-Huit-Pics...

Par contre, pour les Nains et les Gobelins, deux nouvelles factions ont été fondées, et ainsi deux nouvelles campagnes, avec deux nouveaux emplacements pour commencer la partie, et des objectifs particuliers. En effet, ces deux factions se battent pour le contrôle de la forteresse Karak-Aux-Huits-Pics. Vous devez dès le début de la campagne, qui s'avère très difficile, vous rapprocher de la forteresse, avec de vrais malus sans sa capture : l'entretien augmente pour les Nains, et pas d'Orks pour les Gobelins. Skarsnik est grâce à son Squig une brute, mais a un début de campagne extrêmement complexe, entouré d'ennemis, et ne peut compter que sur de faibles mais nombreux Gobelins. Quant à Belagar Ironhammer, le coût d'entretien est tellement élevé pour ses troupes qu'il aura énormément de mal à recruter au début du jeu. Il dispose néanmoins de héros spectres très puissants en bataille, et qui pourront l'aider grandement dans sa tâche. Le second DLC fait donc les choses un peu mieux que le premier, en rajoutant deux véritables nouvelles campagnes, qui plus est difficiles.

Les Nains (sélectionnés), et les Gobelins (en haut à gauche), doivent parvenir à l'est. Voyez le chemin tortueux qui les attend.

Conclusion

Ces deux contenus additionnels sont très bons. Les nouvelles unités, les mécaniques des régiments de renom, les nouveaux Seigneurs Légendaires, et surtout les deux nouvelles campagnes du second apportent un vrai plus à ce Total War. Toutefois, c'est le prix qui pose une fois encore problème. Il est trop élevé pour justifier de quelques ajouts, notamment pour le premier. Sans les Régiments de Renom, avoir quelques unités supplémentaires ne vaut pas forcément le prix fort. D'autant plus que les premiers restent des décalques d'unités existantes. Les campagnes du deuxième contenu valent par contre davantage le coup / coût, mais pour des joueurs aimant la complexité.

Un Seigneur et une campagne gratuite pour la route.

Notons qu'en marge de ces deux contenus payants, on trouve quelques mises à jour gratuites, apportant une poignée d'unités pour le Chaos, ainsi que deux Seigneurs Légendaires : Vlad von Carstein pour les Comtes-Vampires et Wurrzag pour les Orks. Le premier peut mettre en avant-garde toute son armée, même s'il est dans l'univers censé être mort pour de bon. Et le second peut utiliser des troupes d'Orks sauvages où il veut, et dispose même d'un emplacement de campagne spécifique ! Et nous ne comptons pas la campagne de Grombindal, qui est accessible aux joueurs faisant le tour des magasins Games Workshop.

L'écran de choix des factions commence à être plus fourni.

En bref, le jeu commence à prendre forme. Les quatre factions de base, les deux factions de DLC, les deux factions de nos contenus testés aujourd'hui, la faction gratuite, ainsi que la perspective future de voir les Bretonniens gratuitement, et les Elfes Sylvains (pas gratuitement) montrent que le jeu se bonifie, au détriment d'un prix toujours plus élevé. En effet, une édition "Old World" va sortir en février 2017, mais qui ne contiendra aucun DLC payant. La recette ressemble fort à un abonnement mensuel tant les contenus supplémentaires sont légion. Mais le jeu reste très bon.

vendredi 30 septembre 2016

L'Actualité Vidéoludique du Captain - Episode 01 : Septembre 2016

Inspiré par les news que j'ai pu rédiger pour la Gazette du Wargamer, je vous propose de nous retrouver tous les mois pour un condensé de l'actualité vidéoludique, en mettant l'accent sur les jeux à caractère stratégique. Je présenterai ainsi succinctement ce qui m'a intéressé en vous concoctant un petit bilan. On retrouve deux types de sujets : ceux qui se déclinent en deux paragraphes et qui bénéficient d'un (magnifique) titre, et ceux qui ne mérite qu'un (misérable) paragraphe. Et en plus, c'est totalement subjectif. Alors bonne lecture.

Au menu ce mois-ci, des pratiques commerciales douteuses, des studios indépendants sortant du silence, et des aberrations historiques.

Grim and the Grave, le DLC de trop ? (Total War : Warhammer)
  

Après les deux factions chaotiques des Guerriers du Chaos et des Hommes-Bêtes introduites par deux contenus payants au sein d'un jeu globalement réussi, bien qu'un peu pauvre en contenu, les développeurs de Creative Assembly, soutenus par Sega, accumulent coups commerciaux sur coups commerciaux. Le plus récent en date, c'est celui du 1er septembre 2016. Introduit en fanfare dans une belle vidéo, on vous présente deux nouveaux seigneurs légendaires, deux nouveaux héros, cinq nouvelles unités, et dix-huit "régiments de renom" pour les Comtes Vampires et l'Empire (notez l'homophonie en "pire"). Ces régiments de renom, c'est la marque du retour fracassant des mercenaires, soit des troupes particulières, reprenant des unités existantes sous une autre forme, avec des capacités spéciales et qui complètent vos armées.

Le principal problème, c'est le prix : 7.49 euros. Certes, on peut rejouer une campagne avec les nouveaux seigneurs et compléter nos troupes, mais on ne peut décemment vendre toutes ces extensions à ce prix-là. Et ce ne sont pas les "Free-LC", qui ont apporté dans le même temps deux unités et un seigneur légendaire, le tout gratuitement, qui vont nous faire penser à une pratique commerciale raisonnable. Creative Assembly fait du bon boulot, mais gare à la confiance des joueurs ! (ma news sur la Gazette)

Oriental Empires, le 4X chinois du renouveau ?


Reprenant la recette d'un Civilization et d'un Total War, les développeurs de Shining Pixel Studio se plaisent à revisiter les codes du genre en les transposant sur un continent rarement exploité vidéoludiquement parlant. Il s'agit toujours de la mise en place du développement de votre nation en explorant les alentours, en exploitant la terre, en vous étendant par la fondation de nouvelles cités, et en conquérant militairement vos voisins, les 4X de "eXplore, eXpand, eXploit, eXterminate" étant respectés. 

Malgré des graphismes et des animations sommaires au moment où les combats nous font quitter le tour par tour pour le terrain, les espoirs sont permis pour le 20 septembre. (ma news sur la Gazette)

Cossacks III, un remake friqué ?


Le retour de la série Cossacks, jeu de stratégie en temps réel sur une période assez peu utilisée dans le monde vidéoludique militaire (en exceptant Pike & Shot), montre un retour sur le devant de la scène en demi-teinte pour GSC Games World, pourtant aussi responsables de l'excellente trilogie du jeu de tir à la première personne S.T.A.L.K.E.R, à ambiance nucléaire, et de l'autre série de jeu de stratégie American Conquest. En demi-teinte car la présence de contenus payants supplémentaires est déjà confirmée, et vous fera bénéficier après la sortie de six nouvelles campagnes en solitaire et de quelques unités de mercenaires supplémentaires. Notons quand même que l'on pourra passer gratuitement de douze à vingt nations.

Est-ce le prix à payer pour avoir un lifting graphique et retrouver les sensations d'un jeu faisant la part belle aux formations militaires et aux milliers d'unités à l'écran ? Peut-être (ma news sur la Gazette). 

Civilization Builder, le jeu ambitieux inconnu ?


Alexei Izvalov a un rêve : faire mieux que la série de Sid Meier. C'est même pas moi qui le dit ! Le principe : revenir à la base de Civilization. Vous avez une cité initiale, un habitant, et le jeu fonctionne au tour par tour. Ce qui fait l'originalité de ce soft disposant d'icônes dessinées à l'arrache, c'est que vous ne donnez pas d'ordres manuellement.

Ainsi, vous vous retrouvez souvent à être spectateur en appuyant de manière répétée sur le bouton fin de tour : en effet, votre cité s'étend automatiquement, et vous passez votre temps à ordonner la création de mines, de champs, de cabanes de pêcheurs, de huttes de forestiers ou d'obélisques (je vous offre la traduction) sur le terrain de votre cité, symbolisées par tous les dessins bizarres que vous voyez dans l'image, et qui se construisent au bout de quelques tours. Vous pouvez aussi construire dans votre cité des habitations, des greniers etc. Et puis viendra le moment où vos habitants formeront une colonie qu'il faudra intégrer à votre empire à force de temps et de puissance diplomatique. C'est très moche, c'est pas fini, mais vous pouvez y jouer gratuitement ici.

Reigns, le petit jeu du oui ou non au succès fou


La simulation politique façon Tinder Reigns sortie an août s'impose avec 600 000 téléchargements (payants !) au 14 septembre. Sorti initialement en août, le jeu des Londoniens de Nerial reste sobre et efficace : des choix, des événements qui influent sur le court et sur le long terme selon des mécanismes secrets, et des rois détrônés.

Quand on vous dit que l'être humain est un être simple qui n'aime n'avoir que deux choix possibles. (mon test)

Project Highrise, la simulation de gratte-ciel au top


Après l'ancien Sim Tower, les Chicagoains du jeune studio Somasim Games décident de prendre la relève. Après leur titre de gestion sympathique 1849, assez peu profond sur le long terme, ils sortent le 8 septembre un jeu de gestion dont l'objectif est de gérer un immeuble accueillant des bureaux, des résidents, des artistes ou que sais-je encore.

A la tête d'une poignée d'employés, à vous de répondre aux besoins en eau, en électricité, en accès de téléphonie, en gestion des détritus, en self et j'en passe des bureaux des compagnies implantées chez vous ou de vos résidents. On prend rapidement goût au développement de son immeuble, toujours plus massif, d'autant plus qu'à terme, les points d'influence vous permettront d'accueillir les bureaux des plus grandes entreprises et de faire fructifier vos revenus. Si vous ne saviez pas que les simulations d'immeuble existaient, c'est l'occasion où jamais de le découvrir !

8-Bit Invaders, le STR repoussera t-il l'invasion ?



Des ex-développeurs Las Vegan de Westwood Games, responsables autrefois des très bons jeux de stratégie en temps réel à la sauce de la Guerre Froide Command & Conquer, ont ouverts en 2003 le studio Petroglyph Games à la suite de la fermeture par Electronic Arts de leur studio d'origine. Après des jeux de stratégie classiques mais respectables tels Star Wars Empire at War (2006) et Grey Goo (2015), ils décident de revenir aux sources en 2016 en proposant 8-bit Armies (avril 2016). Le but est simple : retenir dans un style graphique minimal les éléments essentiels caractérisant les STR (de l'anglais RTS (Real-Time Strategy)). Le résultat est satisfaisant et amusant, mais brut de décoffrage, et manquant de profondeur scénaristique derrière les unités et les factions, de par un mode solo trop pauvre, et un manque d'âme inhérent au choix des développeurs de se concentrer seulement sur un système de jeu.

Si le style très inspiré de Command & Conquer détonne dans ce premier opus, à coup de chars d'assaut et de missiles, les développeurs ont continué en sortant quatre mois plus tard 8-bit Hordes (août 2016) rendant plus hommage aux Warcraft de Blizzard avec au menu de la fantasy, des elfes, des morts-vivants et j'en passe. Et la news est tombé : les méthodes désormais bien rodées du studio leur permettront en novembre de sortir 8-bit Invaders, lorgnant vers la science-fiction de Starcraft. Où s'arrêteront-ils ?

Endless Space 2, l'espace infini de retour


La sortie en accès anticipé du nouveau titre du studio français d'Amplitude Studios est prévue pour début octobre. Les Parisiens, établis en 2010, avaient été reponsables du très bon Endless Space (2012), qui avait marqué le paysage du 4X par son interface épurée, son système de jeu plutôt complet et ses factions très originales. Avaient suivi un 4X médiéval-fantastique intitulé Endless Legend (2014), présentant lui aussi des factions variées et un système de jeu cohérent, puis Dungeon of the Endless (2014) où il s'agissait de faire suivre différents personnages dans un mélange entre jeu de survie, jeu de rôles et jeu de stratégie.

En bref, un sans-faute. Et ils reviennent désormais avec la suite de l'opus qui les a fait connaître. Toutefois, les conditions ne sont plus les mêmes : les 4X spatiaux se multiplient depuis les quatre dernières années, entre le remake de Master of Orion (2016), la suite de Galactic Civilization (2015), le renouveau avec Pandora Sector (2016) et j'en passe. De plus, on peut se demander légitimement si le rachat du studio par SEGA ne va pas changer la manière de fonctionner des Parisiens. Quoi qu'il en soit, des nouveautés sont à prévoir sur le système de combat trop simpliste sur le premier opus, et sur de nouvelles mécaniques qu'il nous tarde de voir en action.

En vrac

- La démo du jeu de tir à la première personne bien mal-nommé Battlefield 1 (pour une série débutée en 2002) a recueilli près de 13 millions de joueurs dès son lancement. Ce seront toujours treize millions de joueurs de trop qui croiront que la Première Guerre Mondiale a fait s'affronter seulement des Allemands, des Américains et des Britanniques. La magie de l'Oncle Sam. Pendant ce temps, le 5e Battlefield (2006), intitulé sobrement 2142, est ressuscité par des fans gratuitement.

Le mec qui se fait écraser à droite, c'est l'historien de Dice.

- Le jeune studio Exordium Games se lance dans une simulation d'organisations secrètes destinées à contrôler le monde. On sait encore bien peu de choses sur le sujet, excepté que le soft s'appellera Agenda (jeu de mot subtil), mais nul doute que la pensée complotiste a de l'avenir. (ma news sur la Gazette)

Améliorez votre façon de dominer le monde : le fric et la recherche c'est plus contemporain.

- Le city-builder spatial a le vent en poupe. Depuis Anno 2205 (octobre 2015), et Planetbase (novembre 2015), les développeurs texans (??) de Mothership Entertainment décident de se lancer dans la course avec Aven Colony : au menu, une planète mystérieuse, des affections extraterrestres, des tas de ressources et un peuple (invisible d'après les vidéos) à maintenir en vie. (ma news sur la Gazette).

Ne vous y trompez pas : on ne peut pas respirer à l'air libre là-bas.

- Cities Skyline, qui a explosé le médiocre Sim City 4, miné par des choix commerciaux douteux et de graves retours en arrières, prépare sa prochaine extension. Pour une quinzaine d'euros, vous aurez des catastrophes et de quoi les gérer. Un peu cher pour se faire détruire sa ville. (ma news sur la Gazette)


- Les développeurs de Paradox Interactive ont revu leur contenu à la hausse en nommant leur patch pour Stellaris de la manière la plus douce possible : Leviathan. Des grosses bêtes, des guerres cosmiques et une refonte du système de combat, voilà qui a l'air plus enthousiasmant que les portraits de végétaux vendus plein tarif en août.

En toute simplicité...

- Le 17 et 18 septembre a eu lieu la "Roguelike Celebration". L'occasion pour les développeurs de revenir sur le terme de "permadeath" qui serait à la base de ce genre de jeu, du Rogue original à Dwarf Fortress (le meilleur jeu de gestion au monde). A l'heure où beaucoup de jeux capitalisent sur cette dénomination, les développeurs de l'opus qui a tout créé la questionne.

Les frérots sont là !

- Les deux Suédois d'Illywinter Game Design derrière les excellents et méconnus Dominions IV et Conquest of Elysium IV continuent de sortir des mises à jour régulières. Depuis mon test, huit nouvelles nations ont vu le jour dans le wargame Dominions IV, portant le total à 83. Courant septembre, c'est au tour du mix entre RPG et jeu de stratégie hardcore CoE d'être mis à jour. Pas de nouvelles classes pour le moment, mais deux développeurs qui bossent depuis 1997 sans gros éditeur sur les mêmes séries de jeux vidéos, ça inspire le respect.

Patientez un peu avant d'arriver à des batailles de cet acabit.

- Cossacks III est sorti le 20 septembre. Le remake est joli, les sensations sont les mêmes, mais les bugs et le manque de contenu plombent quelque peu l'expérience, qui date je le rappelle du XVIIe siècle ! Où sont les vieilles campagnes et les vieilles missions ?

Était-ce si difficile ?

- Le sympathique mix entre un jeu de cartes à collectionner, un jeu de stratégie et un jeu en pixel-art Duelyst se fend d'une nouvelle mise à jour après un kickstarter réussi en 2014, une beta en 2015 et un accès au jeu complet en août 2016. Ils tiennent le bon bout ! J'en profite pour vous inviter à tester le jeu : c'est gratuit. De rien. 

Le style graphique et la part tactique apportent un vrai plus.

- L'argent est toujours le nerf de la guerre (économique). Et les 15 000 dollars des développeurs d'EA Canada pour FIFA 17 n'ont pas plu aux gérants de l'équipe national d'Islande, qui s'attendaient à mieux (?).

Bye bye.
- Le jeu d'exploration / action / on ne sait pas trop No Man's Sky (9 août 2016) continue de déchaîner les passions, entre les joueurs déçus par le manque de profondeur (galactique) du titre et ceux qui se plaignent de publicité mensongère à partir des trailers, des images et des démos jouables. Si ces derniers ont l'air visiblement capables de croire tout ce qu'on leur raconte sans vérifier, l'affaire n'en reste pas là : une agence britannique est en train de vérifier si publicité mensongère il y a eu. Les développeurs d'Hello Games auraient peut-être dû se cantonner à un énième épisode de Joe Danger...

L'univers est parfois décevant...

- Si vous avez un peu de temps libre, pourquoi ne pas essayer Fractured Space ? Développé par Edge Case Games, qui avait sorti en 2013 le jeu de combat spatial Strike Suit Zero au moment où ils s'appelaient Born Ready GamesCe free-to-play vous place dans une arène multijoueur (MOBA) où vous dirigerez de larges vaisseaux et tenterez de capturer des secteurs pour obtenir des ressources vitales pour améliorer votre équipe. Le système de combat est pesant et lent, mais la rage toujours présente, jeu multijoueur oblige.

Le mélange entre un League of Legends et un World of Tanks dans l'espace...

C'est tout pour ce mois-ci. Notez que je ne traiterai pas des annonces faites après 16h20 en ce 30 septembre 2016. D'avance merci de m'excuser. N'hésitez pas à me suivre où vous pouvez, et on se revoit en octobre pour un nouveau AviC.