jeudi 18 février 2016

CRP Dominions 4 - La Querelle des Fanatiques - Les réformes de l'armée (16)

Tour 41 à 48

Ulm était affaiblie. Oranor était de retour dans son giron, mais les nombreuses batailles avaient épuisé l'ordre public de manière presque irréversible. Les relations diplomatiques devenaient tendues avec les autres nations. Ulm rentrait dans une phase de neutralité presque totale. Malgré cela, chaque jour, les débats à l'Assemblée devenaient houleux. Pierre voulait pactiser avec Xibalba pour avoir une part de lion. Les autres refusaient, et préféraient encore la neutralité. Quant au reste des guerriers, ils préféraient s'entraîner, en silence, et sans volonté.

Le monde était toutefois au courant de l'expérience exceptionnelle des guerriers et des mages d'Ulm, au point que le Livre des Héros n'avait jamais accueilli autant de héros de la même contrée. Obsidienne le Tueur, Magma le Soutien Indéfectible, Pierre l'Ultime Guerrier et Sous Chef le Général aux mains propres. Avec Kiyosuke et Lan Yin de T'ien Ch'i, ils étaient les seuls plus grands guerriers de ce temps encore vivant. Le souvenir de Grand Chef était malheureusement effacé.

Sous Chef avait de grandes idées. Pour ne plus jamais avoir à combattre un adversaire mobile, il divisa l'armée en petites cohortes pouvant agir indépendamment les unes des autres. Voici comment se fit la répartition en bandes de combat, composées d'une quarantaine de soldats :
- La bande de Sous Chef, Esprit et Magma au sud.
- La bande de Capitaine, Ancien, Ruisseau et Caillou au nord.
- La bande d'Officier, Aspar, Lando et Fleur au nord.
- La bande de Sergent, Fougère et Sumar au sud.
- La bande de Vinitharius, Brulure et Arbre au sud.
- La bande de Chazili, Fredegar, Rechiar et Agiwulf au nord.

Une centaine de soldats au nord et au sud n'était pas suffisant, mais l'organisation suffisait, d'autant plus que tous ou presque savaient se camoufler dans la nature. Cette organisation était vouée à de grandes choses, d'autant plus quand le terrible Vortex Sanglant de Xibalba entra en action pour plonger le monde dans la folie et la mort, et plus particulièrement Ermor. Les nations du monde commencèrent à s'élever, et parmi elles, Agartha, qui eut droit au message diplomatique le plus long de la part d'Ulm :

Missive diplomatique à destination d'Agartha.

Créatures des cavernes, peuple d'Agartha,

Nous ne croyons qu'en une chose à Ulm : la guerre. La guerre est la cause et la conséquence de tout dans l'univers. La guerre de la matière, la guerre des espèces, la guerre des peuples et maintenant la guerre des dieux.

Il y a des trônes, il y a des aspirants-dieux, il y a des tensions. Tout cela finira bientôt par une guerre terrible qui engloutira le monde entier et résultera en la disparition de la totalité des espèces et des peuples de la planète, excepté un.

Ulm est neutre, vous l'avez dit. Nos commandants, expérimentés par des années de lutte avec Xibalba, n'ont pourtant pas empêché les hordes noires de déferler sur nos plaines. Nous n'allons pas vous le cacher, nous avons une farouche haine de Xibalba. Mais, malgré tout, Xibalba s'est avéré porteur d'un projet politique plus vaste que notre simple conflit. C'est pourquoi, non content d'accepter la paix, Xibalba a autorisé le retour d'un de nos châteaux sous notre giron.

Protoklitus est un être brave, tout comme Grand Chef l'était. Mais la bravoure est une chose, la politique en est une autre. Selon Pierre, nous sommes alliés à Xibalba, selon Sous-Chef nous sommes neutres. Deux factions s'affrontent tous les jours.

Que vous nous ayez demandé conseil prouve que vous aussi, vous tentez d'assembler les choses de manière logique. Mais je vais vous dire, nous pensons à Ulm que bientôt, Xibalba et ses alliés se jetteront sur le monde. Ermor tombera le premier. Ensuite, les alliances seront brisées, et le roc et la pierre ne seront pas suffisants pour empêcher les hordes de Mitclan et de Xibalba de s'entretuer. Et puis, finalement, l'un des deux, exangue, sortira vainqueur et brisera d'un coup sec la résistance de l'ensemble de ses ennemis.

Ce n'est que pure spéculation bien sûr. Mais si vous devez faire un choix, faites-le sciemment et bientôt. Vous êtes après tout la troisième puissance du monde d'après nos estimations, vous avez encore les moyens de vous affirmer. Bientôt, il sera trop tard pour empêcher le monde de brûler. Songez-y Agartha, songez-y en constatant nos faiblesses et notre anéantissement, et notre incapacité à choisir un camp.

Quant au Chroniqueur Sparke, nous ne connaissons rien de lui, seulement qu'il vient d'Ulm et voyage de par le monde. Nous ne savons pas s'il s'agit d'un humain ou d'une créature étrange, mais comme vous, nous avons à notre disposition ses chroniques. Sans que nous sachions comment, il nous a laissé la veille un message, sachant avant votre message ce que vous alliez dire. Nous vous le donnons :

"Agartha, république du dessous, puissance cavernicole montante à la puissance aussi terrible que le roc, il se peut que je vienne vous visiter. Sous une forme ou une autre. Je suis déjà venu, et mon retour est imminent. La mort nous attend bientôt, les derniers voyages de formation sont toujours bons à prendre. Si un individu étrange s'approche un jour de vos portes en portant le manuscrit intégral des Chroniques, scellées par un sceau magique datant du grand Pantokrator, alors si votre but est de m'accorder un sauf-conduit, il faudra laisser rentrer cet individu. Vos magnifiques cavernes sont une des dernières choses que j'admire encore dans ce monde où baignent dans le sang tant d'êtres vivants.
Amitiés,
Chroniqueur Sparke."

Voici donc la réponse d'Ulm l'affaiblie à vos demandes.
Puisse la sagesse vous guider désormais.

CRP Dominions 4 - La Querelle des Fanatiques - Une paix difficile (15)

Tour 36 à 40


La guerre était perdue. Mais aucun guerrier d'Ulm ne voulait abandonner. La ténacité des frères à Ermor, luttant contre Mitclan et Xibalba, était légendaire. Et pourtant, il se trouvait deux êtres pragmatiques : Pierre et Sous Chef. Le premier était un guerrier de contact exceptionnel, le second un très grand général. Et à eux deux, ils transformèrent l'anéantissement imminent en paix.

Sous-Chef et Pierre changent la destinée.

Les guerriers se regardaient en silence. Cela faisait bientôt deux hivers entiers qu'ils se battaient contre une force qui ne disait pas son nom, apparaissant, disparaissant. Les langues devenaient mauvaises, les regards noirs et ulcérés regardaient les cadavres des Xibalbiens, et Sous Chef s'en rendait bien compte. Il envoya un message au Veilleur. Cela ne pouvait durer.

"La ténacité d'Ulm a ses limites. Nous avons tout perdu. Il est temps de nous rendre à l'évidence, il nous faut nous plier."

Ce message jeta un grand froid à l'Assemblée des Guerrières et Guerriers. Jamais aucun homme ou aucune femme d'Ulm n'avait osé proférer de telles paroles. Mais beaucoup d'hommes et de femmes d'Ulm acquiesçaient en silence, se rappelant les pertes de leurs proches, les hurlements dans la nuit, et les formes sombres à flanc de montagne qui se réunissaient pour préparer le coup fatal. De plus, Sous Chef était un grand commandant, un grand tacticien, un héros inscrit à jamais dans le livre. Sa parole devait valoir quelque chose. Et devait valoir d'autant plus quelque chose qu'il se battait depuis le début aux côtés de Grand Chef. Il était le général le plus aimé des troupes, le plus considéré, et le moins orthodoxe des Ulmiens. Lui seul pouvait demander la paix, et lui seul le fit.

Il paraît que le Veilleur mit quatre journées entières à réfléchir à la suite des événements. Il finit par s'asseoir sur son trône, vaincu. Et l'Assemblée comprit.

La trahison de Pierre.

Pierre, le Guerrier-Forgeron d'exception, partit avec ses bottes volantes rencontrer l'ennemi. En s'approchant, les troupes chauve-souris, comme comprenant ce qu'il se passait, le laissèrent s'approcher d'un de leurs gigantesques chefs. Ils se regardèrent quelques instants, et Pierre, luttant contre le tremblement de tout son corps qui lui disait d'attaquer son ennemi, jeta toutes ses armes à ses pieds et mit un genou à terre, regardant le sol comme s'il espérait y trouver une réponse.
"Xibalba, vous avez vaincu. Nous accepterons toutes vos conditions de paix. Et si vous nous rendez la forteresse du sud et ses territoires limitrophes, nous jurons d'attaquer vos ennemis, de nous allier à vos amis, et de triompher en votre nom."

Cette dernière phrase fut inscrite dans les Annales comme "La Trahison de Pierre." Mais elle reflétait une véritable réalité : Ulm, malgré ses troupes d'exception, malgré ses quatre guerriers dans le Livre des Héros, malgré le nombre innombrable de détachements ennemis vaincu, Ulm avait perdu.

La réponse de Xibalba était maintenant très attendue. Le Veilleur décida de s'enfermer dans son laboratoire et de ne plus jamais être dérangé par les affaires terrestres. Son espoir d'unir les peuples de la terre semblait en bien mauvaise posture. Et qu'allait dire Ermor, le fidèle allié qui avait subi d'innombrables revers ? La terrible bête plongea sur Pierre et fit ses horribles demandes. Le Guerrier était plus terrifié par l'idée qu'il trahissait son peuple que de la forme sombre de l'Onaqui. Mais il n'oublia pas les fidèles alliés de toujours, les guerriers de la Tribu du Loup de Bleak Taker Desert. Pierre se leva.

"Terrible Onaqui, la province du trône, la province de l'est et Hunger Road seront à vous. Mais Bleak Taker Desert est la province d'origine de nos fidèles Guerriers de la Tribu du Loup. Nous ne pouvons les abandonner. C'est un territoire désolé, sans intérêt pour votre puissance. En nous rendant cette province, vous montrerez votre bienveillance envers les tribus locales. Pour le paiement, vous recevrez l'équivalent de deux mois ce mois-ci, ainsi que 20 gemmes de mort si vous le voulez bien."

Pierre attendit... 

Ermor réplique.

L'Empire d'Ermor a pu subir des revers, il n'a pour autant jamais été aussi puissant. Tout ce que nous inspire votre revirement se résume ainsi : lâches.

Les démons ont-ils usés d'artifices pour vous embrumer l'esprit ? Le fier peuple d'Ulm aurait pu combattre et briller pour l'éternité dans le firmament, que l'issue ait été la défaite ou la victoire. Sous-chef mérite son titre, il est très loin de la grandeur de son mentor. C'est la dignité et l'âme de son peuple qu'il condamne en les vendant à ces immondes créatures de la nuit. Ainsi que nous l'avons déjà expliqué à T'ien Ch'i et nos voisins de Kailasa, il n'y aura pas de deuxième chance. Se soumettre c'est renoncer, renoncer à sa liberté, à toute futures velléités d'indépendance. Vous vous passez vous même les chaînes aux poignets, et resterez esclaves le peu de temps qu'il vous reste à vivre.

Car la guerre est totale ! Elle touche tout le monde sur cette terre, pas un peuple ne peut espérer se mettre à l'abri, surtout pas en se joignant aux forces démoniaques qui menacent de nous engloutir tous. Et dont vous facilitez les desseins par votre décision.

Ermor vous salue donc une dernière fois, et tient à souligner à nos voisins de Kailasa que la palissade d'Oranor devrait dorénavant être considérée comme une menace à nos frontières, certes affaiblie par les récentes batailles, mais menace réelle en devenir.

Caligulux 

 Le discours de Sous-Chef.

A l'annonce de la missive portant le sceau d'Ermor, le Veilleur préféra rester de marbre. Aucun dirigeant d'Ulm n'osa décacheter le message. Ulm était un peuple d'hommes fiers et braves, être traité de lâche aurait dû les rendre colériques à souhait. Mais ils ne le pouvaient pas. Pas avec ce goût amer dans la bouche. Et pourtant, Sous Chef arriva à l'assemblée avec Pierre. Les regards devinrent noirs face au Guerrier-Forgeron, mais on estimait encore assez Sous-Chef pour l'écouter. Il jeta un air grave à l'assemblée. Après ses innombrables campagnes contre Xibalba, il était épuisé. Mais l'avenir de son peuple était en jeu.

"Nous répondrons à cette assemblée comme nous allons répondre à Ermor. Je vois dans vos regards le courroux face à une reddition injustifiée, face à une sujétion immonde à des êtres démoniaques, face à nos plus cruels ennemis. Oui, nous pourrions nous battre jusqu'à la fin. Oui, nous pourrions mourir en héros. Oui, nous pourrions laisser nos noms résonner dans l'éternité, gravés dans la blancheur de nos os et la justesse de nos idées.

Mais se battre, au nom de quoi ? Au nom de qui ? Agartha s'étend face à ses ennemis, Ermor résiste à Mitclan et à Xibalba, et certains peuples restent inactifs. Pourquoi se sacrifier ? Quel bien en tirer ? Cela allègera t-il l'effort de guerre d'Ermor ? Bien au contraire. Plutôt que se plaindre, qu'il considère que nous agissons comme tampon entre lui et ses ennemis. Car si nous disparaissions, Xibalba aurait une forteresse de plus à son actif, notre glorieuse Ulm, et de nos murs sortiraient des légions en nombre et bien équipées. Cela ferait t-il du bien au monde que nous disparaissions ? Non. Mitclan et Xibalba se partageraient nos restes, et ils deviendraient les puissances les plus importantes de ce monde.

Non mes frères, nos sacrifices n'auraient aucun sens. Notre fierté et notre honneur nous ont couvert de gloire durant des générations, mais nous sommes en guerre. Une guerre se gagne en s'adaptant aux circonstances, sans se faire ballotter au gré du vent par des forces supérieures stratégiquement et numériquement. Une guerre se gagne par une stratégie globale et une maîtrise de l'espace et des relations diplomatiques, pas par des principes certes immuables, mais caduques. J'ai vu ces principes dans le cadavre de Grand Chef. Il était le plus grand d'Ulm, et Ermor se plaît à le rappeler. Mais il est mort, sournoisement, sans possibilité de se défendre. Car c'est cela la guerre.

Sans notre reddition, nos murs seraient actuellement couvert des nuées de nos ennemis, et l'effort final serait lancé, avec comme résultat la mort. Pierre m'a transmis le nombre et la puissance des troupes voraces qui s'apprêtaient à monter sur nos murs. Or que vaut la mort ? Comme je vous l'ai dit, rien.

Alors qu'importe ce que diront les autres peuples. Même dans la défaite, le peuple d'Ulm doit rester fort. Même dans la défaite, le peuple d'Ulm doit rester fier. Xibalba nous a dicté ses conditions, nous les avons respectées. Il est temps pour nous de faire un nouveau pas en avant. Pour le moment, pleurons nos morts, reposons nos guerriers expérimentés et fatigués, et envoyons une missive à Ermor."

Dans le silence le plus complet, Sous Chef se retira.

CRP Dominions 4 - La Querelle des Fanatiques - La guerre est à Oranor (14)

Tours 32 à 35


La forteresse d'Oranor était la première construction militaire d'Ulm. Elle se tenait à la frontière entre Ulm, Kailasa et Ermor. Mais malheureusement, elle fut la proie par deux fois de l'avidité des légions noires. Mais ce qu'ils ne savaient pas, c'était que Gravier, un des premiers Guerriers-Forgerons de la nouvelle nation d'Ulm veillait.


Gravier avait compris depuis longtemps que les armées de Sous Chef et des autres, bien que conséquentes, n'empêcheraient pas l'ennemi d'avoir l'orgueil de s'attaquer aux forts. Préventivement, il avait appelé à lui de nombreuses créatures pour défendre ce château.


Et la racaille noire arriva. La bataille fit bien vite rage entre les géants et les volants, mais Ulm tint bon, et le soutien des mages permit la victoire. Mais à quel prix ? Celui de la vie de Gravier. Artisan de la victoire, un coup de griffe au milieu de ses gardes du corps eut raison définitivement de son existence. Un héros de plus tombé dans cette terrible guerre.


Sans Gravier, la forteresse n'avait aucune chance. Des généraux d'Ulm vinrent tenir garnison un mois, puis repartirent à la recherche des contingents ennemis. Le traître ennemi en profita. Et Ulm n'eut cette fois aucune chance.


Le désastre d'Oranor laissait Ulm en piteux état. Sa forteresse, quatre provinces, et une armée dispersée et insuffisamment structurée. Le péril était grand. L'anéantissement, proche.

mardi 9 février 2016

CRP Dominions 4 - Duel Dédoublé - Hadès arrive (6)

Tour 26 à 30

Attention à vous lecteurs, vous voilà dans l'épisode clé, celui qui est capable de déterminer le futur. Vu que notre nation contient des prophétesses, nous sommes d'autant plus dans le ton.

La proximité de Bogarus devient troublante.
Voyant que Bogarus se trouvait aux portes de mes territoires, j'ai préparé mes troupes pour la curée.

En ligne soldats !
Il pouvait aller tacler ma forteresse ou le territoire au nord. C'est du moins ce que je pensais. Mais je n'avais pas prévu son prochain mouvement. Attention, stratégie.

Il s'est cassé !
Pas de Bogarus, pas d'Utgard. Tout va bien donc ? Non : regardez tout à l'est de la carte juste au-dessus. Voyez la forteresse d'Utgard, et voyez surtout l'armée de géants qui a franchi la passe ! Il rentre dans l'île de Caelum, ce qui peut rapidement devenir désastreux.
Et ça ne s'arrange pas. La drôle de guerre est terminée.
Mais ce n'est pas terminé. De mon côté, Bogarus sort enfin ses troupes pour l'attaque.
Coucou !
Je recule évidemment mes troupes pour chopper des renforts. En attendant, je prépare une force d'invasion amphibie. Pratique, mais un peu tard malheureusement.
L'écologie violente.
Un mort-vivant.
Avec un petit détachement de 20 soldats, j'envahis ma première province maritime, ô joie. Mais ce bonheur est de courte durée. En effet, Caelum a finalement attaqué Utgard avec tout ce qu'elle avait. Le résultat est là.
Tristesse.
Utgard fait maintenant le siège de la forteresse de Caelum.
Non seulement Caelum a perdu la presque totalité de ses forces d'assaut, mais en plus pour des pertes ennemies minimes. La moitié des géants de base perdus, mais seulement 1/5 des troupes sacrées employées. Elles sont notre vrai fléau. Mais il ne s'agit pas que de cela.
Utgard et Bogarus...
...arrivent sur moi.
Si la perspective de voir enfin Bogarus en action est alléchante, celle de revoir une troisième fois l'armée d'Utgard l'est beaucoup moins. Et ils arrivent cette fois pour une seule chose : la destruction d'Arcocéphale. Pourquoi pas.

Pas de province. (4e)
Quelques forts. (2e)
Pas d'argent. (4e)
Pas de gemmes. (4e)
Un peu de recherche. (3e)
Des croyances. (1er)
Et tout de même encore une armée en état de fonctionnement. (2e)
Comme vous le voyez, Hadès arrive, et il n'est pas content. Ayons tout de même une pensée pour Caelum et sa belle courbe descendante. Je ne pense pas que nous pourrons venger chacune de leurs pertes.

CRP Dominions 4 - Duel Dédoublé - Bataillons (5)

Tours 21 à 25

Des troupes sacrées sur chaque flanc, de la piétaille géante au centre.
Comme on peut le voir, son armée n'est pas un avatar de paix. Mais je pense qu'avec mon armée je suis capable de les repousser... Non ?

Les héros de ce monde, et on voit que j'en ai quatre. Et ils sont en vie, eux.
Le défi est envoyé, la bataille est imminente. Et comme d'habitude, voici le déroulé de la bataille dans son intégralité.

Le dispositif ennemi.
Mon dispositif, autour d'une longue ligne de phalangites.
Et c'est le choc de mon aile droite avec l'aile gauche géante.
La ligne doit tenir.
Mon flanc droit commence à paniquer.
Il ne reste plus que les phalangites, qui semblent tenir en respect les géants avec leur sarisse.

Malheureusement, le nombre de pertes était trop important, et mes troupes ont fini par se disperser à leur tour.

120 morts contre seulement 30. 4 pour 1. Dommage.
La mort de 18 sacrés sur 51 n'est certainement pas un coup dur pour l'armée des géants. Alors que la mort de 64 phalangites n'est pas anodine pour moi. On ne joue pas dans la même catégorie, foutus géants ! A part cette bataille, les tours ont été plutôt calme. Les géants se terrent dans leur forteresse, se préparent à attaquer la passe de montagne de mon collègue Caelum, et Bogarus n'a pas l'air de vouloir s'aventurer plus au sud et se retire pour aller on ne sait où.

La chute des provinces. (4e)
L'effort monstrueux des géants pour la construction de forts force l'admiration. (2e)
Mes rentrées d'argent sont apparemment assez faibles. Ce qui est dû à ma faiblesse en provinces. (4e)
Je ramasse très peu de gemmes. (4e)
Toujours derrière Bogarus en recherche, mais les géants arrivent. (2e)
Notre dominion est toujours supérieur. (1er)
Mon armée se maintient, celle de mon collègue aussi. Mais les géants ont trop d'argent. (2e)


CRP Dominions 4 - Duel Dédoublé - Retranchement insulaire (4)

Tours 16-20

Bon... Pour faire bref, ça ne vas pas très fort. Je vous laisse juge.

Ma première armée de l'ouest...
...Rencontre une énorme force ennemie. Je le savais, mais j'y ai cru jusqu'au bout. Le massacre est total.
Ma deuxième armée de l'ouest...
...Essaie de se fader des indépendants...
...Mais les mages indépendants sont trop forts, et après la fuite des mercenaires, l'armée est massacrée.
Bilan de cette petite histoire : deux armées en moins. Avec mes renforts vers le château, je retrouverai une armée de 80 hommes. Néanmoins, quelque chose me dérange, regardez.
Double offensive ratée. A eux l'initiative.
Une partie de l'armée d'Utgard vers Caelum est revenue ! Ils sont 80, et ça va pas rigoler. Vous rajoutez à cela nos amis de Bogarus, et cela fait une armée implacable de 200 hommes qui vont sûrement foncer vers mon château, et ma capitale en passant. Ou alors se diviser les tâches. Complexe pour moi. Je vous avoue que cette partie est extrêmement violente tout de même.


Ils arrivent !
Des hommes banals, mais qui tapent bien.
Un géant bien protégé.
Un géant...bien protégé aussi.
L'armée ennemie s'approche de moi, Bogarus ne va pas plus loin, et Caelum s'est appropriée la province pas loin à l'est du trône raté, où on suspectait Utgard de préparer une nouvelle forteresse (un scout et de la garnison, faut pas nous prendre pour des benêts).


La carte de nos mésaventures !
Je ne pense pas qu'il frappera directement à ma forteresse. A sa place, je frapperais Aenidra, pour pouvoir faire pression sur ma capitale. Mais s'il est sûr de lui, il attaquera à Bushford. Si c'est le cas, bonne chance.


On se met derrière la garnison.
Et voici cette garnison ! (en fait j'ai réduit après coup à 50, mais ça reste costaud)
Il ne peut pas vraiment passer par là. Y a une trentaine d'hoplites, avec une protection supérieure (18 !) et près de 80 phalangites. Même sans troupes il n'a pas l'air de pouvoir passer. 
La composition de mon ennemi : 24 géants, 33 humains.
Il décide de prendre ma province à l'ouest. Une sorte d'escarmouche inutile. J'aurais pu chasser ce contingent avec mes forces, mais c'est peut-être ce qu'il veut, sachant qu'à quelques provinces attendent un bon paquet de troupes. Je ne me risque pas à ce petit jeu. Pendant que nous jouons au chat et à la souris, Bogarus se prépare pour la curée. Avec ses 200 troupes, je pense qu'il va foncer vers le sud, foncer vers moi...
Proximité !
Double proximité !

Mais son avancée vers l'ouest prouve qu'il veut une simple chose : le trône. Alors j'avance mon armée désormais puissante, atteignant 150 hommes. Et je fais bien, son armée a l'air d'avoir considérablement souffert de l'assaut. Nul doute que ses finances vont servir à financer une petite milice des familles. A moins qu'il ne rapatrie ses forces d'à côté de la montagne. Je le soupçonne d'y faire construire un château. Mais le nouveau problème, c'est l'armée de 200 gus de Bogarus (jeu sur les sons !) qui est en train de redescendre vers moi et qui risque de croiser ma nouvelle armée, qui va vite devenir une armée défensive.


Ma terrible armée !
Ca se complexifie un brun !
Mais cet épisode ne pouvait pas finir sans les traditionnels graphiques. Et ils sont lourds de sens.
Toujours le monstre Utgard...Et moi en dernier ! (4e)
Bogarus construit autant de forts qu'Utgard et moi ! Caelum reste un peu à la traîne (1er ex aequo)
L'économie de Bogarus est encore peu développée, mais mon absence de conquête me pénalise aussi (3e)
On sent que Bogarus aime chercher des gemmes. (3e)
La recherche de Bogarus est toujours impressionnante, mais gare à la courbe d'Utgard ! (2e)
Notre dominion domine. Pour le moment... (1er)
Enfin, les armées. Bogarus et Utgard perdent quelques troupes, et notre équipe monte vers le sommet. (2e)
On le voit, tout reste à faire. Et Utgard doit tomber coûte que coûte. La chance de Caelum est d'avoir un réservoir de terrain au nord de sa position, alors que dans mon nord à moi, on trouve Bogarus...