vendredi 30 septembre 2016

L'Actualité Vidéoludique du Captain - Episode 01 : Septembre 2016

Inspiré par les news que j'ai pu rédiger pour la Gazette du Wargamer, je vous propose de nous retrouver tous les mois pour un condensé de l'actualité vidéoludique, en mettant l'accent sur les jeux à caractère stratégique. Je présenterai ainsi succinctement ce qui m'a intéressé en vous concoctant un petit bilan. On retrouve deux types de sujets : ceux qui se déclinent en deux paragraphes et qui bénéficient d'un (magnifique) titre, et ceux qui ne mérite qu'un (misérable) paragraphe. Et en plus, c'est totalement subjectif. Alors bonne lecture.

Au menu ce mois-ci, des pratiques commerciales douteuses, des studios indépendants sortant du silence, et des aberrations historiques.

Grim and the Grave, le DLC de trop ? (Total War : Warhammer)
  

Après les deux factions chaotiques des Guerriers du Chaos et des Hommes-Bêtes introduites par deux contenus payants au sein d'un jeu globalement réussi, bien qu'un peu pauvre en contenu, les développeurs de Creative Assembly, soutenus par Sega, accumulent coups commerciaux sur coups commerciaux. Le plus récent en date, c'est celui du 1er septembre 2016. Introduit en fanfare dans une belle vidéo, on vous présente deux nouveaux seigneurs légendaires, deux nouveaux héros, cinq nouvelles unités, et dix-huit "régiments de renom" pour les Comtes Vampires et l'Empire (notez l'homophonie en "pire"). Ces régiments de renom, c'est la marque du retour fracassant des mercenaires, soit des troupes particulières, reprenant des unités existantes sous une autre forme, avec des capacités spéciales et qui complètent vos armées.

Le principal problème, c'est le prix : 7.49 euros. Certes, on peut rejouer une campagne avec les nouveaux seigneurs et compléter nos troupes, mais on ne peut décemment vendre toutes ces extensions à ce prix-là. Et ce ne sont pas les "Free-LC", qui ont apporté dans le même temps deux unités et un seigneur légendaire, le tout gratuitement, qui vont nous faire penser à une pratique commerciale raisonnable. Creative Assembly fait du bon boulot, mais gare à la confiance des joueurs ! (ma news sur la Gazette)

Oriental Empires, le 4X chinois du renouveau ?


Reprenant la recette d'un Civilization et d'un Total War, les développeurs de Shining Pixel Studio se plaisent à revisiter les codes du genre en les transposant sur un continent rarement exploité vidéoludiquement parlant. Il s'agit toujours de la mise en place du développement de votre nation en explorant les alentours, en exploitant la terre, en vous étendant par la fondation de nouvelles cités, et en conquérant militairement vos voisins, les 4X de "eXplore, eXpand, eXploit, eXterminate" étant respectés. 

Malgré des graphismes et des animations sommaires au moment où les combats nous font quitter le tour par tour pour le terrain, les espoirs sont permis pour le 20 septembre. (ma news sur la Gazette)

Cossacks III, un remake friqué ?


Le retour de la série Cossacks, jeu de stratégie en temps réel sur une période assez peu utilisée dans le monde vidéoludique militaire (en exceptant Pike & Shot), montre un retour sur le devant de la scène en demi-teinte pour GSC Games World, pourtant aussi responsables de l'excellente trilogie du jeu de tir à la première personne S.T.A.L.K.E.R, à ambiance nucléaire, et de l'autre série de jeu de stratégie American Conquest. En demi-teinte car la présence de contenus payants supplémentaires est déjà confirmée, et vous fera bénéficier après la sortie de six nouvelles campagnes en solitaire et de quelques unités de mercenaires supplémentaires. Notons quand même que l'on pourra passer gratuitement de douze à vingt nations.

Est-ce le prix à payer pour avoir un lifting graphique et retrouver les sensations d'un jeu faisant la part belle aux formations militaires et aux milliers d'unités à l'écran ? Peut-être (ma news sur la Gazette). 

Civilization Builder, le jeu ambitieux inconnu ?


Alexei Izvalov a un rêve : faire mieux que la série de Sid Meier. C'est même pas moi qui le dit ! Le principe : revenir à la base de Civilization. Vous avez une cité initiale, un habitant, et le jeu fonctionne au tour par tour. Ce qui fait l'originalité de ce soft disposant d'icônes dessinées à l'arrache, c'est que vous ne donnez pas d'ordres manuellement.

Ainsi, vous vous retrouvez souvent à être spectateur en appuyant de manière répétée sur le bouton fin de tour : en effet, votre cité s'étend automatiquement, et vous passez votre temps à ordonner la création de mines, de champs, de cabanes de pêcheurs, de huttes de forestiers ou d'obélisques (je vous offre la traduction) sur le terrain de votre cité, symbolisées par tous les dessins bizarres que vous voyez dans l'image, et qui se construisent au bout de quelques tours. Vous pouvez aussi construire dans votre cité des habitations, des greniers etc. Et puis viendra le moment où vos habitants formeront une colonie qu'il faudra intégrer à votre empire à force de temps et de puissance diplomatique. C'est très moche, c'est pas fini, mais vous pouvez y jouer gratuitement ici.

Reigns, le petit jeu du oui ou non au succès fou


La simulation politique façon Tinder Reigns sortie an août s'impose avec 600 000 téléchargements (payants !) au 14 septembre. Sorti initialement en août, le jeu des Londoniens de Nerial reste sobre et efficace : des choix, des événements qui influent sur le court et sur le long terme selon des mécanismes secrets, et des rois détrônés.

Quand on vous dit que l'être humain est un être simple qui n'aime n'avoir que deux choix possibles. (mon test)

Project Highrise, la simulation de gratte-ciel au top


Après l'ancien Sim Tower, les Chicagoains du jeune studio Somasim Games décident de prendre la relève. Après leur titre de gestion sympathique 1849, assez peu profond sur le long terme, ils sortent le 8 septembre un jeu de gestion dont l'objectif est de gérer un immeuble accueillant des bureaux, des résidents, des artistes ou que sais-je encore.

A la tête d'une poignée d'employés, à vous de répondre aux besoins en eau, en électricité, en accès de téléphonie, en gestion des détritus, en self et j'en passe des bureaux des compagnies implantées chez vous ou de vos résidents. On prend rapidement goût au développement de son immeuble, toujours plus massif, d'autant plus qu'à terme, les points d'influence vous permettront d'accueillir les bureaux des plus grandes entreprises et de faire fructifier vos revenus. Si vous ne saviez pas que les simulations d'immeuble existaient, c'est l'occasion où jamais de le découvrir !

8-Bit Invaders, le STR repoussera t-il l'invasion ?



Des ex-développeurs Las Vegan de Westwood Games, responsables autrefois des très bons jeux de stratégie en temps réel à la sauce de la Guerre Froide Command & Conquer, ont ouverts en 2003 le studio Petroglyph Games à la suite de la fermeture par Electronic Arts de leur studio d'origine. Après des jeux de stratégie classiques mais respectables tels Star Wars Empire at War (2006) et Grey Goo (2015), ils décident de revenir aux sources en 2016 en proposant 8-bit Armies (avril 2016). Le but est simple : retenir dans un style graphique minimal les éléments essentiels caractérisant les STR (de l'anglais RTS (Real-Time Strategy)). Le résultat est satisfaisant et amusant, mais brut de décoffrage, et manquant de profondeur scénaristique derrière les unités et les factions, de par un mode solo trop pauvre, et un manque d'âme inhérent au choix des développeurs de se concentrer seulement sur un système de jeu.

Si le style très inspiré de Command & Conquer détonne dans ce premier opus, à coup de chars d'assaut et de missiles, les développeurs ont continué en sortant quatre mois plus tard 8-bit Hordes (août 2016) rendant plus hommage aux Warcraft de Blizzard avec au menu de la fantasy, des elfes, des morts-vivants et j'en passe. Et la news est tombé : les méthodes désormais bien rodées du studio leur permettront en novembre de sortir 8-bit Invaders, lorgnant vers la science-fiction de Starcraft. Où s'arrêteront-ils ?

Endless Space 2, l'espace infini de retour


La sortie en accès anticipé du nouveau titre du studio français d'Amplitude Studios est prévue pour début octobre. Les Parisiens, établis en 2010, avaient été reponsables du très bon Endless Space (2012), qui avait marqué le paysage du 4X par son interface épurée, son système de jeu plutôt complet et ses factions très originales. Avaient suivi un 4X médiéval-fantastique intitulé Endless Legend (2014), présentant lui aussi des factions variées et un système de jeu cohérent, puis Dungeon of the Endless (2014) où il s'agissait de faire suivre différents personnages dans un mélange entre jeu de survie, jeu de rôles et jeu de stratégie.

En bref, un sans-faute. Et ils reviennent désormais avec la suite de l'opus qui les a fait connaître. Toutefois, les conditions ne sont plus les mêmes : les 4X spatiaux se multiplient depuis les quatre dernières années, entre le remake de Master of Orion (2016), la suite de Galactic Civilization (2015), le renouveau avec Pandora Sector (2016) et j'en passe. De plus, on peut se demander légitimement si le rachat du studio par SEGA ne va pas changer la manière de fonctionner des Parisiens. Quoi qu'il en soit, des nouveautés sont à prévoir sur le système de combat trop simpliste sur le premier opus, et sur de nouvelles mécaniques qu'il nous tarde de voir en action.

En vrac

- La démo du jeu de tir à la première personne bien mal-nommé Battlefield 1 (pour une série débutée en 2002) a recueilli près de 13 millions de joueurs dès son lancement. Ce seront toujours treize millions de joueurs de trop qui croiront que la Première Guerre Mondiale a fait s'affronter seulement des Allemands, des Américains et des Britanniques. La magie de l'Oncle Sam. Pendant ce temps, le 5e Battlefield (2006), intitulé sobrement 2142, est ressuscité par des fans gratuitement.

Le mec qui se fait écraser à droite, c'est l'historien de Dice.

- Le jeune studio Exordium Games se lance dans une simulation d'organisations secrètes destinées à contrôler le monde. On sait encore bien peu de choses sur le sujet, excepté que le soft s'appellera Agenda (jeu de mot subtil), mais nul doute que la pensée complotiste a de l'avenir. (ma news sur la Gazette)

Améliorez votre façon de dominer le monde : le fric et la recherche c'est plus contemporain.

- Le city-builder spatial a le vent en poupe. Depuis Anno 2205 (octobre 2015), et Planetbase (novembre 2015), les développeurs texans (??) de Mothership Entertainment décident de se lancer dans la course avec Aven Colony : au menu, une planète mystérieuse, des affections extraterrestres, des tas de ressources et un peuple (invisible d'après les vidéos) à maintenir en vie. (ma news sur la Gazette).

Ne vous y trompez pas : on ne peut pas respirer à l'air libre là-bas.

- Cities Skyline, qui a explosé le médiocre Sim City 4, miné par des choix commerciaux douteux et de graves retours en arrières, prépare sa prochaine extension. Pour une quinzaine d'euros, vous aurez des catastrophes et de quoi les gérer. Un peu cher pour se faire détruire sa ville. (ma news sur la Gazette)


- Les développeurs de Paradox Interactive ont revu leur contenu à la hausse en nommant leur patch pour Stellaris de la manière la plus douce possible : Leviathan. Des grosses bêtes, des guerres cosmiques et une refonte du système de combat, voilà qui a l'air plus enthousiasmant que les portraits de végétaux vendus plein tarif en août.

En toute simplicité...

- Le 17 et 18 septembre a eu lieu la "Roguelike Celebration". L'occasion pour les développeurs de revenir sur le terme de "permadeath" qui serait à la base de ce genre de jeu, du Rogue original à Dwarf Fortress (le meilleur jeu de gestion au monde). A l'heure où beaucoup de jeux capitalisent sur cette dénomination, les développeurs de l'opus qui a tout créé la questionne.

Les frérots sont là !

- Les deux Suédois d'Illywinter Game Design derrière les excellents et méconnus Dominions IV et Conquest of Elysium IV continuent de sortir des mises à jour régulières. Depuis mon test, huit nouvelles nations ont vu le jour dans le wargame Dominions IV, portant le total à 83. Courant septembre, c'est au tour du mix entre RPG et jeu de stratégie hardcore CoE d'être mis à jour. Pas de nouvelles classes pour le moment, mais deux développeurs qui bossent depuis 1997 sans gros éditeur sur les mêmes séries de jeux vidéos, ça inspire le respect.

Patientez un peu avant d'arriver à des batailles de cet acabit.

- Cossacks III est sorti le 20 septembre. Le remake est joli, les sensations sont les mêmes, mais les bugs et le manque de contenu plombent quelque peu l'expérience, qui date je le rappelle du XVIIe siècle ! Où sont les vieilles campagnes et les vieilles missions ?

Était-ce si difficile ?

- Le sympathique mix entre un jeu de cartes à collectionner, un jeu de stratégie et un jeu en pixel-art Duelyst se fend d'une nouvelle mise à jour après un kickstarter réussi en 2014, une beta en 2015 et un accès au jeu complet en août 2016. Ils tiennent le bon bout ! J'en profite pour vous inviter à tester le jeu : c'est gratuit. De rien. 

Le style graphique et la part tactique apportent un vrai plus.

- L'argent est toujours le nerf de la guerre (économique). Et les 15 000 dollars des développeurs d'EA Canada pour FIFA 17 n'ont pas plu aux gérants de l'équipe national d'Islande, qui s'attendaient à mieux (?).

Bye bye.
- Le jeu d'exploration / action / on ne sait pas trop No Man's Sky (9 août 2016) continue de déchaîner les passions, entre les joueurs déçus par le manque de profondeur (galactique) du titre et ceux qui se plaignent de publicité mensongère à partir des trailers, des images et des démos jouables. Si ces derniers ont l'air visiblement capables de croire tout ce qu'on leur raconte sans vérifier, l'affaire n'en reste pas là : une agence britannique est en train de vérifier si publicité mensongère il y a eu. Les développeurs d'Hello Games auraient peut-être dû se cantonner à un énième épisode de Joe Danger...

L'univers est parfois décevant...

- Si vous avez un peu de temps libre, pourquoi ne pas essayer Fractured Space ? Développé par Edge Case Games, qui avait sorti en 2013 le jeu de combat spatial Strike Suit Zero au moment où ils s'appelaient Born Ready GamesCe free-to-play vous place dans une arène multijoueur (MOBA) où vous dirigerez de larges vaisseaux et tenterez de capturer des secteurs pour obtenir des ressources vitales pour améliorer votre équipe. Le système de combat est pesant et lent, mais la rage toujours présente, jeu multijoueur oblige.

Le mélange entre un League of Legends et un World of Tanks dans l'espace...

C'est tout pour ce mois-ci. Notez que je ne traiterai pas des annonces faites après 16h20 en ce 30 septembre 2016. D'avance merci de m'excuser. N'hésitez pas à me suivre où vous pouvez, et on se revoit en octobre pour un nouveau AviC.

mardi 20 septembre 2016

News - De l'histoire militaire aux possibilités de me suivre

Nous n'allons pas fêter comme la dernière fois le nombre d'articles (même si je suis fier d'annoncer que c'est le 139e), mais nous allons nous centrer sur ma petite personne. Non, ne partez pas en courant tout de suite, il s'agit de quelques annonces fraîches.

I. Mon blog d'histoire militaire

Vous connaissez ce blog, il traite en long et en large de jeux vidéos : des jeux vidéos récents, moins récents, des initiations à des jeux de stratégie, des récits narratifs de parties multijoueur, et je passe les quelques manga, animé, et films qui me sont tombés dessus. Mais je tiens à vous préciser que ce n'est pas tout !

En effet, mon second blog, intitulé le Refuge du Capitaine-Historien, a subi un vrai coup de fouet dans les derniers mois. Vous y trouverez particulièrement des réflexions sur l'actualité géopolitique et sur l'histoire militaire. Je suis fier de vous présenter différentes séries : 

 - Armées d'Aujourd'hui s'intéresse au mode de fonctionnement d'une armée dans notre société contemporaine. Il s'agit pour moi d'écumer des sites spécialisés de la défense, et de comprendre les le commandement, le statut des unités opérationnelles, les tactiques employées, les envois en opérations et l'équipement. (L'Armée de Terre française ; Le Haut-Commandement français)

- Armées d'Hier s'intéresse comme l'annonce le titre aux armées d'avant. Je prépare actuellement le premier épisode qui s'intéressera à l'armée romaine au temps des rois.

- Chronique Géopolitique lie l'histoire à l'actualité en une analyse se voulant géopolitique, et destiné à faire comprendre à tous les différents conflits de pouvoir qui ont lieu en ce moment-même dans le monde, et qui nous rappelle que le monde n'est pas si paisible. (La fin des FARC ? ; Le Cachemire, endroit le plus dangereux au monde ?)

- Conflit d'Histoire est un moyen pour moi de combiner ma passion de l'histoire et celle des conflits. Il s'agit dès lors de traiter d'une guerre ou d'une période de guerre, plus ou moins bornée, et de comprendre les tenants et aboutissants de ce conflit. (Le Sengoku Jidai (1467-1615) ; La Guerre Israélo-Arabe (1948-1949)).

- Et vous retrouverez aussi des Points d'Actu qui se centrent sur des événements assez dramatiques, et dont je ne veux pas faire la publicité, des histoires de mondes fantastiques encore en projet, et des articles d'histoire ou des compte-rendus un peu plus lambda. 

II. Me suivre ?

En haut à droite, vous trouvez toutes les informations nécessaires, mais je m'amuse à vous indiquer que vous pouvez me suivre sur Google+, sur Facebook sur ma page "Histoire Militaire et Jeux Vidéos", et sur la Gazette du Wargamer où je traite de l'actualité vidéoludique sans pour autant vous remettre sur ce blog-ci les news que j'écris.

C'est très loin d'être obligatoire, car le simple fait d'écrire tout ce que j'écris me suffit. Néanmoins, si vous aimez ce que je fais, n'hésitez pas à me suivre, au moins sur mes deux blogs, ça me fera encore plus plaisir, et me poussera à vous proposer encore plus de contenu. Et n'hésitez pas à me contacter, à me proposer des jeux de stratégie, ou à me donner des idées d'articles sur n'importe quel sujet (n'exagérez pas).

Conclusion

Mes blogs continuent de s'étendre, et ce grâce à ma volonté, mais aussi grâce à l'aide et au soutien de Bertrand Lhoyez, rédacteur-en-chef de la Gazette du Wargamer, qui me fait rentrer de plain-pied dans l'actualité vidéoludique et dans l'art subtil de la traiter, mais aussi de celui qui se nomme LeFoureur, grand ponte du site Mundus Bellicus, qui m'a recommandé dès 2015 pour devenir rédacteur, et qui est sans le vouloir à l'origine de l'essor de mon blog.

Donc encore une news pour ne rien dire, me direz-vous. Certes. Assez d'ego-trip pour le moment. On se retrouve à la prochaine news, c'est-à-dire dans longtemps. D'ici là, j'espère que vous apprécierez mes articles.

vendredi 16 septembre 2016

Critique n°35 : Reigns, la simulation politique façon Tinder

Le studio indépendant londonien Nerial, fondé par deux Français en 2013, nous ont livré le 11 août 2016 Reigns sur Steam et sur tablettes Ios / Android. Le pitch est extrêmement simple : après un pacte démoniaque, vous voilà roi pour l’éternité. Et pourtant, vous avez oublié de demander en prime la vie éternelle. Vous vous retrouvez dès lors à essayer de maintenir un équilibre précaire dans votre royaume en prenant les bonnes décisions. La mort finit toujours par intervenir, et vous prenez le contrôle direct de votre successeur.

Six ans. Un grand règne !

La particularité soulignée par les développeurs de cette simulation royale est que vous aurez à chaque instant deux choix à faire pour une décision. Quelle qu’elle soit, elle vous fera passer une année de règne. Lorsqu’un de vos proches conseillers vient vous trouver, ou que vous faites face à un événement étrange, vous aurez le choix entre deux options : prendre la décision de droite, généralement affirmative, ou prendre la décision de gauche, généralement négative.
 
Oui ou non ? Il n'y a pas de réponse "zut"...

Simplifier la politique en la « tinderisant », voilà le pari des développeurs. Mais attention, car chaque décision prise affecte sur le court terme l’équilibre entre votre armée, vos finances, votre peuple, et la religion ; de plus, elle affecte selon des mécanismes secrets le long terme, un événement pouvant rapidement en entraîner un autre… Les règnes sont courts, brefs, violents, et on en redemande. 
 

Dans une interview accordée au site internet Polygon, François Alliot n’hésite pas à comparer cette simulation abstraite à l’événement politique européen de juin 2016 : le Brexit. Ce choix, un peu aberrant, entre deux réponses simples dans l’exercice du pouvoir, est dès lors très contemporain. Et le prix de tout ça : 2,99 euros. Déjà écoulé à plus de 600 000 exemplaires, Reigns réserve dans les prochains mois d'autres surprises...

jeudi 25 août 2016

Critique n°33-ter : Total War : Warhammer, Call of the Beastmen, les satyres chaotiques n'attendent que vous

Ils sont là.
Après les Guerriers du Chaos, Creative Assembly a sorti le 30 juin 2016 un second DLC intitulé « Du Sang pour le Dieu du Sang », apportant uniquement des effets cosmétiques sanguins pour 2,49 euros. Deux patchs gratuits ont quant à eux rajouté quelques unités, dont les Chevaliers du Sang (Comtes Vampires) ou le mage de la Voie de la Bête (Empire), mais la grosse nouveauté du second a été de rajouter sur la carte de campagne une nouvelle race contrôlée par l’intelligence artificielle : les Hommes-Bêtes. Et comme rien ne vient sans rien, un DLC payant a vu le jour le 27 juillet 2016 pour 17,49 euros, vous permettant de contrôler cette nouvelle faction. Voyons plus en détail de quoi il s’agit ici (ou sur la Gazette).


I. Les minotaures sont de sortie

Mélange d’hommes et de bêtes sauvages, les hardes chaotiques des Hommes-Bêtes sont peuplées de centaures, de minotaures et d’autres créatures rappelant les satyres de la Grèce antique. Tout ce bestiaire se retrouve dans un système de horde, semblable aux Guerriers du Chaos. Chaque commandant en dirige une, et vous devrez choisir entre vous déplacer et attaquer, ou bien vous reposer et construire des bâtiments destinés à améliorer vos troupes ou à en débloquer de nouvelles.
Choisissez entre des technologies gratuites baissant votre capacité de recherche, et des technologies onéreuses permettant de restaurer votre capacité de recherche.
Ce système de hordes s’accompagne d’un système de jeu favorisant l’embuscade. Vos hordes qui se déplacent tendent automatiquement des embuscades aux armées ennemies, et vos campements sont camouflés. Contrairement au Chaos, le potentiel de survie d’une horde d’Hommes-Bêtes est sensiblement plus important. Vous disposez en outre d’un système de déplacement spécifique similaire aux sentiers souterrains des Orcs et des Nains, le Sentier des Bêtes, histoire de vous accorder un avantage supplémentaire en surprenant un adversaire.
Contrôlez votre rage.
Vous répandez la corruption chaotique partout où vous allez, vous pouvez piller et détruire des cités entières, et contrairement au Chaos deux hordes d’hommes-bêtes peuvent coexister sans heurts. Toutefois, il vous faudra composer avec un système de bonus / malus au moment des lunes du Chaos et avec la Rage Bestiale : cette dernière vous indique qu’une armée qui ne combat pas assez se délitera, tout comme les Orcs. A vous de maintenir cette rage à son plus haut niveau en accumulant destructions, victoires et pillages.
Portrait de famille.
Tous ces éléments font des Hommes-Bêtes une race plus capable que le Chaos de survivre, d’autant plus qu’ils se retrouvent directement dans un milieu hostile, entre les Bretonniens, l’Empire et les cité-états du sud. Concernant vos troupes, vous aurez de quoi faire : de nombreuses unités rapides pourront se placer en dehors de votre zone de déploiement pour surprendre l’adversaire, et vos unités lourdes et vos héros déchireront au sens propre les formations adverses. Le style de combat est résolument offensif. La contrepartie est que vos troupes sont peu résistantes et donc relativement faibles sur un combat à long terme. A vous d’utiliser vos troupes de choc pour désorganiser les lignes ennemies.

II. Une campagne additionnelle valable ?

Le prix du DLC est lié à l’ajout d’une race, mais aussi à l’ajout d’une campagne additionnelle. Intitulée « Œil pour Œil », elle se propose d’opposer le seigneur légendaire Khazrak le Borgne à l’humain Boris Todbringer, le tout sur une carte bien plus petite que celle de la grande campagne, zoomant sur l’Empire. 
Une carte limitée.
Vous vous retrouvez ainsi à la tête d’une horde sur une carte centrée sur la province impériale de Middenheim, au milieu d’humains et de quelques Orcs éparpillés. Votre but sera simple : imposer la désolation au sein de ces terres en évitant d’être annihilés par les grosses armées, et en jouant à l’embuscade.
Vos seigneurs ne font pas dans la dentelle
Si cette campagne remplit facilement son rôle d’introduction de la nouvelle race, nous permettant de saisir à une échelle moins vaste les mécaniques de jeu, elle pèche par son manque de profondeur. Ainsi, on ne retrouve aucune mécanique spécifique à la campagne : tout est jouable comme dans la grande. De plus, vous ne pouvez y diriger que les Hommes-Bêtes, ce qui limite fortement le potentiel de rejouabilité. Enfin, le tout devient vite assez répétitif au vu du faible nombre de factions à combattre…

Conclusion

Le prix fort élevé de ce DLC se lie à l’adjonction d’une nouvelle race, qui ravira les mordus du titre en manque de variété, et au rajout d’une campagne additionnelle qui, bien que sympathique pour se préparer au grand saut, manque cruellement de variété et de profondeur, en plus d’augmenter un peu artificiellement le prix.

lundi 15 août 2016

Critique n°34 : Kingdom : New Lands, ou le triomphe du capitalisme


Le Néerlandais Thomas Van Der Berg sort en 2013 un petit jeu flash intitulé Kingdom. Dans celui-ci, gestion et survie se mêlent dans une ambiance rétro affirmée par le pixel-art et la musique planante : vous dirigez un roi dans un monde en deux dimensions qui doit protéger sa couronne des monstres en maraude. Et pour ce faire, vous aurez besoin de monnaie. De beaucoup de monnaie. D’abord pour recruter les vagabonds inutiles des environs. Ensuite pour les équiper selon vos besoins : vos chasseurs-défenseurs auront besoin d’un arc, vos constructeurs-fermiers d’une faucille. Enfin pour étendre votre royaume à coup de barricades, de murs et de tours. Au fil des nuits, les attaques des monstres se font de plus en plus féroces, et les revenus de la chasse et de l’agriculture s’amenuisent, et vous voilà sans couronne, et donc sans royaume. Game Over.

Ce concept addictif a été ensuite retravaillé par notre Néerlandais et Marco Bancale, développeur d’origine italienne, qui sortent en octobre 2015 sur PC une version enrichie du concept initial, le tout pour une quinzaine d’euros. Les outils se faisaient plus variés, les ennemis se diversifiaient, les constructions s’étoffaient... Le 9 août 2016, une version encore enrichie sort, intitulée Kingdom : New Lands. Disponible gratuitement pour les possesseurs de l’opus précédent, à 15 euros pour les autres, nous voilà face à la bête (sur Mundus Bellicus aussi).

I. Un brin de gestion

Des débuts difficiles...
Vous commencez dans un bout de forêt, seul et sans or. Un fantôme d’un ancien temps se charge de vous montrer le chemin : vous trouvez des pièces, un foyer d’où faire partir un feu, et deux vagabonds. Vous allumez le feu, et deux baraques s’établissent : l’une fournit les arcs pour deux pièces, l’autre les marteaux de construction pour trois. Après votre tout premier mur, le fantôme disparaît, et vous voilà lâché sans aucune indication dans le grand bain. Il vous faudra comprendre les mécaniques de jeu par vous-mêmes, le tout dans la douleur puisque les vagues de monstres viendront toquer à vos portes tous les soirs.
...Jusqu'aux fermes et aux murs en pierres...
Vous apprendrez bien vite qu’il vous faudra vous balader dans les forêts pendant la journée pour trouver des vagabonds pour les attirer à coup de piécettes dans vos murs. Vous améliorerez vos murs, établirez des tours pour que vos archers puissent tirer plus facilement, construirez des fermes sur les cours d’eau pour établir une économie stable, moins dépendante de la chasse. Vous n’avez aucun ordre à donner : seul compte votre argent dans ce monde. Ce sera à vous de savoir gérer avec parcimonie vos revenus pour réussir à survivre : inutile d’avoir trop de fermiers quand vous manquez d’archers ; des murs bien améliorés valent mieux que des murs plus lointains mais faibles ; ces stèles étranges que vous trouvez en explorant pourront peut-être aider vos archers et vos constructions, etc. Vous apprendrez dans la douleur dans tous les cas.

II. Un zeste de survie

Des premières vagues faciles...
Car douleur il y a : chaque nuit, des monstres de plus en plus nombreux vous attaqueront de chaque côté. Contrairement à la version flash, tout ce qui n’est pas archer viendra se réfugier derrière vos murs, ce qui est appréciable, et vous aurez accès à beaucoup plus de moyens : si vous améliorez votre feu de camp en château, à vous armes de siège, soldats spéciaux, murs de pierres et tours immenses. 
...Des monstres avec des masques...
Les ennemis ne sont pas en reste : les monstres sont plus variés, et certaines monstruosités vous feront suer, d’autant plus au moment des lunes de sang, où la nuit prendra une teinte rougeâtre et où vous tâcherez d’être encore plus vigilant que la normale pour éviter l’anéantissement. Si vous êtes assez forts et confiants, vous pourrez peut-être attaquer en plein jour les terribles portails d’où ces monstres proviennent.
...Et des monstruosités
 III. Un monde à part

Un conseil : investissez. Croyez-moi.
Mais au-delà de toutes ces mécaniques assez simples à résumer, et qu’il vous faudra découvrir par vous-mêmes, c’est bien plutôt l’ambiance du soft qui détonne. A coup de graphismes minimalistes, de musiques planantes, d’une absence totale d’explication et d’une interface inexistante, vous vous prendrez rapidement au jeu de faire vivre un îlot de civilisation au milieu d’une terre hostile où errent vagabonds, monstres terribles et portails démoniaques. Explorer le jour, prier la nuit, et payer sans arrêt pour acheter votre survie, voilà ce qui attend votre roi ou votre reine, et ce concept est proprement addictif.
Si vous voulez partir de cette île, vous savez quoi faire.
New Lands offre davantage. Si dans le précédent opus, vous étiez directement propulsés dans le grand bain, à devoir apprendre de vos erreurs et à recommencer souvent, ce qui pouvait occasionner une certaine frustration et répétitivité, New Lands vous offre une difficulté progressive. La première île sur laquelle vous vous retrouvez n’a un portail que d’un seul côté, ce qui peut vous permettre d’appréhender les mécaniques beaucoup plus rapidement qu’auparavant. A vous ensuite de reconstruire à coup de piécettes un navire, de le protéger pendant qu’il rejoint son port d’attache à l’autre bout de la carte pour enfin découvrir l’île suivante, qui présentera un challenge plus corsé.
 
...Et moi je sais.
Rajoutez à cela un nouveau système de saisons, de nouveaux personnages et autres marchands humains écumant la carte, des montures supplémentaires et d’autres subtilités, et vous comprenez en quoi New Lands apparaît comme une version supérieure à son prédécesseur. C’est toujours aussi dur, toujours un brin répétitif sur le long terme, et mêlant toujours zen et stress.
Détruisez les portails aussi.
 Conclusion

Kingdom : New Lands est un jeu conceptuel. Si vous accrochez à celui-ci, vous aurez du mal à lâcher le soft et à perdre de vue votre petit royaume qui prend vie au fur et à mesure, et pour qui vous vous mettez à craindre vous-mêmes la nuit…

samedi 13 août 2016

Critique n°33-bis : Total War : Warhammer, Chaos Warriors Race Pack, le retour de la désolation

Nous l’avons dit dans notre charmante critique, Total War : Warhammer est un très bon jeu miné par des choix commerciaux pour le moins discutables. Et ce n’est pas le DLC (downloadable content) payant intitulé « Chaos Warrior Race Pack » dont nous allons parler aujourd’hui qui nous contredira.

La Gazette du Wargamer s'est chargée de publier ma critique allégée du jeu de base ici, et ce que vous vous apprêtez à lire avec joie et allégresse est la retranscription du test fait pour ce charmant contenu payant.

I. Lancement chaotique

Pour ceux qui se demandent ce que sont les Guerriers du Chaos, je conseille à ceux qui jouent une des quatre races du jeu d’attendre que l’invasion ne commence : à la tête de larges hordes, ils viendront piller vos provinces, brûler vos cités et corrompre votre peuple. En somme, ce sont les cavaliers de l’Apocalypse de Warhammer, presque inarrêtables.
"Il faudra payer pauvres mortels !"
Si vous avez précommandé le jeu au moment de sa sortie, ce DLC est automatiquement inclus. Mais pour les joueurs lambda, attendez-vous à un prix de 7,49€ pour pouvoir jouer une faction déjà présente, et ce le jour même de la sortie. Vous ferez vous-même vos conclusions sur ces pratiques commerciales de SEGA / Creative Assembly, mais ne soyons pas rancuniers, et analysons plus en détail ce qu’apporte ce pack.

II. La horde du nord

A la tête d’un des trois seigneurs légendaires, vous vous retrouvez au nord de la carte du monde. Vous êtes l’envoyé des dieux sombres, et vous êtes là pour mettre le monde à feu et à sang. Oubliez les cités souterraines des Nains et des Orcs, oubliez les cités en rase campagne de l’Empire, place aux hordes !
Une fois le campement installé, utilisez vos points de croissance avec parcimonie.
Ce système avait été mis en place dans Total War : Attila. Vous disposez au début de la partie de votre force armée principale dans le grand nord, au milieu des nains et d’autres tribus chaotiques. Votre but sera simple : pour vous préparer à rejoindre les forêts du Vieux-Monde, il vous faudra mettre à feu et à sang le nord pour faire évoluer votre horde.
Des objectifs de campagne simples et mortels.
Le système est simple : votre horde peut utiliser tout son mouvement pour aller de cités en cités, ou utiliser une petite partie de son mouvement pour pouvoir s’arrêter. Ce n’est qu’une fois votre horde à l’abri que vous pouvez recruter de nouvelles troupes, faire évoluer les bâtiments itinérants de votre horde et restaurer les forces de vos combattants.

III. Le corps-à-corps de la survie

Lorsque vos troupes se mettent en marche, c’est une autre histoire. Vous devrez piller, vaincre les troupes ennemies et mettre à sac les cités pour obtenir l’argent vous permettant de faire évoluer votre horde et gérer l’entretien de vos troupes. Vous devrez aussi raser les cités adverses pour empêcher un futur développement et gagner de précieux points de croissance : vous en aurez diablement besoin pour faire évoluer vos bâtiments. Notez que dans le nord, vous pouvez aussi établir des tribus vassales, histoire d’avoir un ou deux alliés en cas de coup dur.
Quelques alliés du grand nord en bleu.
Car la campagne du Chaos est une campagne assez difficile : votre horde est fragile, et vos troupes initiales assez faibles. Il vous faudra batailler sec pour ne pas vous faire balayer dans le grand nord et recruter vos premiers vrais Guerriers du Chaos, vos Trolls, vos chars et même le Canon de l’Enfer, arme de siège très puissante maniée par quelques alliés Nains du Chaos, sans parler des autres monstruosités, le tout à partir de votre argent et de votre croissance durement gagnée. Il vous faudra aimer les corps-à-corps violents, et les combats menés en infériorité numérique, car les défaites vous pénaliseront fortement.
Photo de famille.
La dernière « subtilité » du Chaos, outre les mécanismes de corruption chaotique qui vous aideront à affaiblir vos adversaires, c’est le fait d’établir une nouvelle horde : mais gare à l’entretien et à la proximité de vos deux hordes, puisque des malus importants se retrouvent si deux hordes partagent les mêmes plates-bandes !

Conclusion


Si l’on juge ce contenu additionnel sans parler de DLC ou d’argent, on ne peut qu’être conquis face à cette intégration du Chaos. Mener des cavaliers de l’Apocalypse à l’assaut du monde des vivants, gérer une horde qui évolue au fil du temps et se battre ne serait-ce que pour survivre face à l’ensemble des nations du monde restent des choses grisantes, et l’intégration au mode Campagne est propre et bien amenée.

Il est toutefois dommage de ne pas avoir proposé gratuitement une faction déjà présente dans le jeu de base. Il est doublement dommage pour les fans de l’univers de Warhammer de voir que nous ne disposons que des unités du Chaos « génériques », c’est-à-dire sans les unités spécifiques aux allégeances que vous pourriez prendre : vous ne trouverez point ici des Porte-Peste de Nurgle, des Horreurs Roses de Tzeentch, des Démonettes de Slaanesh ou des guerriers porteurs de la marque de Khorne. On aurait pu imaginer une lutte entre ces quatre factions se réclamant du Chaos. Si Total War : Warhammer est une trilogie, nous pourrons peut-être espérer un opus dédié à tout ceci.