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lundi 17 octobre 2016

Critique n°36 : Mob Psycho 100, l'animé psychiquement génial

Vous vous rappelez tous du mangaka "amateur" One, et de la success-story derrière le très bon One Punch Man, passant d'Internet à une publication par un mangaka hors pair et à une série animée très appréciée. Eh bien figurez-vous que One, en plus d'imaginer des scénarios originaux et de construire des personnages intéressants, est aussi responsable du manga Mob Psycho 100.


Publié depuis 2012, le manga s'offre une adaptation animée en 12 épisodes sortis entre juillet et septembre 2016. On est dans l'actualité la plus totale. Et je vais vous expliquer pourquoi vous pouvez donner quatre heure de votre temps pour voir cette série. C'est parti.

I. Un monde loufoque

Les personnages barrés et complètement déconnectés de la réalité forment l'essentiel des protagonistes des histoires de One, et ce manga n'y fait pas exception. Aussi, ce serait vous gâcher la surprise que de vous les dévoiler, même ayez en tête qu'un personnage ne se résumera jamais à la première impression qu'il vous donnera. Mob Psycho 100 est ainsi un shonen sans personnages stéréotypés, et mélange allègremnt combat et humour, sans s'arrêter un seul instant pour nous permettre de souffler, à la Gintama.


Le héros principal, aussi blasé que Saitama.

Mais la palme revient au personnage principal, qui est à la fois le moins charismatique et le plus intéressant. Tout comme le héros de One Punch Man, Mob est malgré ses talents de psychiste (non reconnus) un boulet de la vie. Il préférerait d'ailleurs beaucoup plus avoir des talents physiques et une vie normale d'adolescent, mais l'histoire va le transporter là où il ne s'y attendait pas. Et son caractère normatif, tout comme celui de Saitama, le rend énormément intéressant, et bien différent des héros typiques, populaires et parlant fort (je n'ai pas dit vulgaire).


II. L'animation au top

Je vous parle du manga, mais c'est en réalité l'animé qui est cette fois mis à l'honneur. Dans One Punch Man, le manga remanié restait à mon sens supérieur à l'animé, car ce dernier rendait un graphisme élaboré sans beaucoup d'originalité graphique ou musicale par rapport aux autres animés d'aujourd'hui. Ici, le studio Bones a fait exactement l'inverse : ils ont adapté le manga de base, aux graphismes hasardeux caractérisant les dessins de One, donnant un cachet très particulier au résultat final. Pour présenter rapidement Bones, ils se sont formés en 1998, et ont notamment produit des animés de qualité présentant des combats réussis, tels Darker Than Black (2007) ou encore les deux séries Full Metal Alchemist (2003-2004 et 2009-2010).

Ca part en live.


Le style graphique varie ainsi sans cesse, sans s'harmoniser avec les critères d'aujourd'hui, avec des couleurs parfois criardes, des moments où le dessin part en live, et le tout fait exprès. C'est un plaisir des yeux, mais aussi des oreilles : la musique mélangeant choeurs et électro fait des merveilles. On passe la bande-son façon rock/metal des animés de combat d'aujourd'hui pour proposer quelque chose qui détonne un peu (matez l'opening). Et que ce soit au niveau des combats ou de l'humour, le style graphique fait des merveilles.

Conclusion

Vous avez quatre heures de libre ? Vous voulez voir une autre oeuvre de One très bien animée en attendant les prochains épisodes de One Punch Man ? Cet article vous sera utile.


lundi 9 février 2015

Critique n°11 : Hunter X Hunter 2011, ou le hasard des chiffres


Oui, ça fait bien six mois (ou presque) que je n’ai rien rajouté à ce blog. Oui vous n’êtes pas content. Du coup, j’écoute vos plaintes…

…

Après ce moment intense où je me rappelle soudainement que personne ne lit ce pauvre petit blog, il est temps de revenir sur le devant de la scène (et pas de la Seine, bien que cela m’aiderait grandement pour m’échapper de la prépa) et de parler tout simplement d’une série dont vous n’avez pas fini d’entendre parler (notez la redondance des termes employés) : Hunter X Hunter. Mais cette fois c’est la version 2011 qui va nous intéresser. Remarquez immédiatement le numéro de cette critique et « 2011 », puis comparez avec ma première critique : coïncidence ? Je ne crois pas.



I. Pourquoi 2011 ?



Tout simplement parce que j’ai déjà parlé de la série fin des années 90 et du malheureux film Phantom Rouge (honte à toi, film). Et pourquoi pas l’autre film, The Last Mission ? Parce qu’il a l’air bien chiant, malgré l’introduction d’un de mes personnages préférés : Netero. Oui oui, le vieux bizarre là. Ne me jugez pas.

Ce vieux bonhomme a de quoi vous surprendre...
 Je vous avais dit (mais vous ne m’écoutez pas) que la série de 2011 avait l’air intéressante, et qu’elle rajoutait l’arc des Chimera Ant ainsi que le dernier arc de la série écrite ai-je appris récemment (bouge-toi Yoshihiro Togashi !). Du coup, après cette introduction chiante, il faut voir ce qu’on a.


II. Pourquoi maintenant ?



J’ai vu la série en avril 2014 en fait, pendant le tristement célèbre concours de l’Ecole Normale Supérieure (une grande rigolade) et… J’avais la flemme d’en parler !



III. Pourquoi faire de grands titres inutiles si c’est pour mettre deux lignes écrites dedans ?



Parce que c’est comme ça.



Mais enfin, donc, la série, oui. Vous noterez que le style graphique est légèrement plus chatoyant et coloré que dans la série originelle, les personnages un peu plus « enfant » dans leur style (principaux j’entends). Pourtant, on s’y fait très vite, et la série a comme qualité (mais en est-ce vraiment une ?) de mettre à l’écran très fidèlement le manga. Fini les hors-séries (alors que dans Naruto/Bleach/One Piece…) et place au manga !

Oh, des personnages que vous ne connaissez pas !
 Vous savez que j’aime les personnages, les combats, l’histoire de ce manga. Vous comprenez maintenant pourquoi j’aime aussi cette série. D’autant plus que les musiques sont loin de démériter, mêlant musique symphonique et rock (oui oui, c’est possible), voire musique d’ambiance angoissante pour la dernière moitié de la série. Tous les styles sont représentés, convoyant toutes les émotions et je dois dire que c’est très réussi (la musique a une grande importance pour moi).


Et et et : on a les deux arcs qui manquaient ! Le deuxième je ne l’ai pas regardé, mais l’arc sur les Chimera Ant est extrêmement bien adapté. Le côté un peu glauque, l’évolution des personnages qui prend un caractère parfois dramatique, les combats qui deviennent épiques (Netero = mon dieu), tout ce qu’on retrouvait dans le manga est maintenant à l’écran. C’est très réussi. Mais le reste aussi est très réussi. Pour la 15e fois au moins, je redécouvrais la série avec plaisir. Même que j’ai regardé la série 2011 une deuxième fois, dans mon égarement !

Il a l'air sympa vous ne trouvez pas ?
 Conclusion


Si vous voulez intéresser un ami/une amie/votre chat dans les animés japonais, je vous conseille de vous pencher sur cette version là d’Hunter X Hunter 2011. Aucune longueur, une très bonne musique, des changements de rythme et d’ambiance entre les arcs, une histoire et des combats intéressants, la place du dialogue, rien que du bon qui peut intéresser petits et grands (non je n’ai pas d’actions Togashi). Cette série est bien mieux que la plupart des shonen actuels, entre les niaiseries étalées sur des centaines d’épisodes de One Piece (les événements-clés sont noyés dans une masse d’épisodes indigestes) et la bêtise de Naruto (ce personnage m’agace). 

Quelques musiques :






So, try it ! Vous ne regretterez (normalement, après tous les goûts sont dans la nature, vous avez le droit d'aimer n'importe quoi, ah ah) pas.

Et oui, je vous donne des ordres.

Mais passons. A la prochaine !

lundi 1 septembre 2014

Critique n°10 : Gintama, un animé pour les contrôler tous, et dans l'humour les lier

La rentrée est demain, mais n’appesantissons pas le choc qu’elle va entraîner sur toute une génération de français et intéressons-nous plutôt au meilleur animé de tous les temps, c’est-à-dire de Gintama.

Gintama, c’est un manga commencé en 2003, et une série animé commencée en 2006 et en stand-by depuis 2013. Mais ici, on va juste parler de l’animé.



Cet animé va vous troller...

I. Et donc ?

Le synopsis est simple, et le décor se plante très vite : Edo, des samurais, et des extraterrestres qui envahissent la Terre. Et on retrouve les trois paumés ultimes qui pour survivre sont devenus des hommes à tout faire : Shinpachi, le geek à lunettes, Kagura, l’extraterrestre de combat, et surtout le héros principal, Gintoki, le plus gros looser et anti-héros qu’il est possible de rencontrer dans la vie de tous les jours. Fainéant, colérique, peureux, mais humain avant tout. Ce trio va se retrouver dans un tas d’histoires invraisemblables qui seront l’occasion d’enchaîner les délires le plus rapidement possible. Il n’y a pas d’histoire à proprement parler, mais une succession d’épisodes qui introduisent de nouveaux personnages et créent à chaque fois des situations uniques. C’est le genre d’animé où l’histoire n’avance pas tellement, bien qu’on trouve parfois une série d’épisodes liés entre eux.

Quand quelqu'un me dit qu'il ne connaît pas Gintama

II. Mais si y a pas d’histoire…

Eh bien c’est justement ce qui fait le sel de l’animé. Chaque épisode est différent, et chaque épisode est l’occasion d’expérimenter toutes les sensations possibles à la vision d’un animé : le rire, d’abord, franc et général, sur ces personnages débiles, ces situations rocambolesques, ces moments de crise de nerfs où les personnages eux-mêmes se rendent compte que ce qu’ils font n’est pas logique, ces moments où ils sortent de l’écran pour tacler le mangaka qui est trop lent à écrire ou les producteurs qui ne donnent pas assez d’argent pour faire de gros épisodes bourrés d’action, ces épisodes qui parodient Naruto, Bleach, Gundam, Evangelion et où Gintoki se plaint de ne pas avoir de Bankai, ces moments épiques où nos trois héros se cassent la tronche dans l’opening qui passait imperturbable depuis vingt épisodes. Mais c’est loin d’être tout, car malgré tout, les situations ne sont pas toujours drôles, et au moment des arcs dits ‘sérieux’, la tension monte d’un cran et on se rend compte alors qu’on est presque dans un shonen/seinen de haute volée tant ces phases sont réussies : les personnages sont alors confrontés à la tristesse, à la mort, au désespoir et au combat, et ce sur plusieurs épisodes cette fois liés et qui font, eux, avancer l’histoire et la personnalité des protagonistes, avant que cette phase ne se termine pour retomber sur des épisodes plus légers. Et c’est justement cette succession d’émotions suscités par cet animé qui le range dans la cour des grands. On ne s’ennuie jamais dans Gintama, il y aura toujours quelque chose qui fera sourire ou pleurer.

Ca calme très vite
III. Et ?

Mais ce n’est pas tout, malheureux que vous êtes, car il y a aussi quelque chose de très important qu’a un animé et que n’a pas un manga : la musique. Et là encore, on vise la médaille d’or. Toutes les musiques qui passent dans l’animé ont un style fou qui donne envie de les écouter et de les réécouter sur le MP3 : entre musiques inspirées de jeux vidéos ou d’animés connus, musiques comiques, musiques épiques, musiques de délire, mélangeant sans peine le métal et l'électro, la guitare électrique au piano. Là encore, il n’y jamais de quoi s’ennuyer musicalement.  Mais c’est aussi présent dans les voix des personnages, toutes adaptées à leurs personnages, et notamment dans le Shinsengumi (oui, ils ont aussi parodié des éléments historiques (en suivant l’auteur du manga bien sûr)).
 
Et voici la parodie du Shinsengumi !
Ce qui m’emmène à la galerie de personnages proprement énorme de cet animé : tous ont ce grain de folie, cette personnalité entraînante qui les distingue les uns des autres, et ce même dans les arcs sérieux. Entre le samourai d'exception ne mangeant que des plats à base de mayonnaise, le tortionnaire sadique, le chômeur invétéré de la série, le fanatique du lait de fraise, et aussi la sado-maso (vous ai-je dit que cet animé n'étais pas toujours pour les enfants ?), il y en a pour tous les goûts. Encore une fois, l’alternance entre le drame et le délire crée de la profondeur à cet animé qui est une grande réussite, si tant est qu’on le considère comme un divertissement durant les épisodes délires qui composent 80 à 90 pour cent de l’animé : donc un épisode par jour est alors une bonne moyenne. C’est un animé qui se déguste. Mais durant les phases de haute tension, impossible que vous n’ayez pas envie de tout regarder d’un coup, et vous aurez bien raison. Car c’est un animé sur lequel on revient souvent grâce à ses qualités. Et pour moi qui suis souvent habitué à ne pas finir de séries, c’est une grande qualité.
 
Prêt pour une parodie de jeux vidéos ?
IV. Pourtant…

Le plus gros point négatif de l’animé est qu’il est en stand-by depuis 2013. Mais il en existe un bien moindre : la qualité du dessin au début. Elle détonne si vous êtes habitué à voir les grosses productions animés toutes lisses et sans bavures permis par de gros moyens. Mais rassurez-vous : non seulement c’est regardable, mais en plus le style graphique s’améliore terriblement au fil des épisodes jusqu’à justement ressembler à ces grosses productions que les gens aiment tant. Sinon, je ne vois pas vraiment autre chose de négatif à dire. Peut-être faut-il préciser que les premiers épisodes (les cinq, huit premiers) sont un peu (mais juste un peu hein !) moins bons que les 240 autres, mais on chipoterai pour pas grand-chose.  

Des heures de délire en perspective...
 
Conclusion

Je ne me suis presque jamais ennuyé devant cet animé, et croyez-le ou non, j’ai passé pratiquement une année scolaire entière à regarder un épisode par jour, sans jamais regretter ou trouver le temps long : on rentre dans un épisode tellement facilement, et on en décroche difficilement tant on repasse les scènes cultes.

A ce propos, privilégiez la version subbée où les traducteurs expliquent en haut de l’écran toutes les références de l’animé, car les parodies de la société japonaise sont très présentes. Avec les séries, chansons, drames, animés et même le monde de la production, il y a toujours moyen de faire rire : et c’est Gintama qui vous l’apprendra. Alors allez-y, foncez ! Et bonne rentrée !
 Annexe musique (on sait jamais, flemmards que vous êtes) :

 
Tristesse et émotion


 Epique

Parodie musicale de l'opening d'Hokuto No Ken

Fun





 

dimanche 16 mars 2014

Critique n°7 : Rurouni Kenshin, l'animé qui te donne envie d'acheter des katanas



          Après des myriades de kholles, des vacances studieuses et un concours blanc monstrueusement inutile chiant stressant différent, il est temps de revenir au blog avec un amour de jeunesse : la série Kenshin.

I. La série

Shonen nous voilà !
           
Avant de repartir dans un délire propre à ce blog, tâchons de résumer rapidement la série. Un ancien samurai nommé Kenshin rencontre incidemment une fille nommée Kaoru, propriétaire d’un dojo. Ancien assassin, il semble avoir laissé son passé de côté pour se contruire un véritable avenir. Le manga et l'animé ont des structures propres aux shonen : l'introduction de nouveaux personnages, les "arcs" de combat contre des ennemis de plus en plus forts... De plus, l'animé bénéficie d’un avantage certain : la musique. Et la musique, c’est important. Entre musique traditionnelle japonaise, rock et musique symphonique (si si c’est possible), elle reste une référence à mettre d’urgence dans les MP3 (oui, tout comme Hunter X Hunter… Et Trigun… Et Gintama… Bref faites ce que je dis).


            Bien sûr, la nostalgie me fait parler : j’ai vu la série assez jeune, j’en suis devenu fan, et aujourd’hui, du haut des années tristement passées, je retombe sur cette série en écoutant par hasard de la musique. Et ça m’a rappelé Sojiro.


          Signalons aussi (je l’ai déja dit dans d’autres critiques) mon amour profond pour les graphismes pré-années 2000, qui ont leurs cachets particuliers, loin de l’uniformisation tragique des animés à partir de 2008-2010 (sans parler du comique standardisé et des personnages qui se ressemblent tous). Donc là vous pouvez être contents : c’est du vieux, mais c’est beau. C’est dans les vieilles marmites, bla bla bla.

Saurez-vous retrouver les 5 personnages historiques ?

            C’est une série qui vaut le détour, parce qu’en plus de la musique soignée, tout y est très réussi. Il est intéressant dans cette série de parler du contexte historique : sans faire une chronique historique très détaillé, le Japon s'ouvre aux puissances occidentales en 1868 en rentrant dans l’ère Meiji. Cette métamorphose est due à l’arrivée d’une flotte américaine dirigée par l’Amiral Perry quelques années plus tôt, qui a organisé un coup de pression sur les autorités. Le Japon s’est vu alors divisé, entre ceux qui prônaient le maintien de l’autorité Shogunale (le chef des armées, proche de l’empereur), et ceux prônant la libéralisation du pays. En 1868, l’armée Shogunale est finalement battue, et les Tokugawa sont destitués. L’empereur Meiji domine maintenant seul et s’ouvre aux puissances européennes : arme à feu, scolarisation, fin des « daimyos », et bla bla bla. La série commence donc une dizaine d’années après l’instauration de l’ère Meiji. Il est donc intéressant de voir une structure historique respectée, entre l'introduction des armes à feu, l'interdiction du port du katana, la disparition des samurai (bien que certains veulent continuer à subsister). Notons que Kenshin était un ancien rebelle anti-Shogun et que son passé va finir par lui revenir en pleine tronche.


Sojiro, mon personnage préféré
            Les personnages sont par ailleurs travaillés comme il se doit (m’enfin c’est l’apanage de toutes les bonnes séries), et l'animé oscille entre légèreté et tristesse, entre humour et douleur.  Mais attention, vous lisez actuellement la critique d'un fanboy ABSOLU de Sojiro, l’antagoniste le plus intéressant qu'il m'ait été de voir dans mon histoire personnelle avec le shonen. Loin de l’habitude qu’ont CERTAINS SHONENS (commençant par N… et B…, ou O.. P…) à faire des méchants méchants jusque dans leur tronche, là on est loin du compte. Et c’est tant mieux. Et c’est ce qui fait le charme de la série. Et c’est surtout ce qui fait le charme de Sojiro. Prenez un gamin, faites-lui tenir un katana, faites-le tuer et contrôler des gens avec le sourire, rajoutez un immense talent pour le combat et un passé traumatisant et douloureux, et vous avez le plus fantastique anti-héros de la Japanimation. Son combat avec Kenshin restera à jamais dans ma mémoire.
 
Un combat d'anthologie
            Par ailleurs, il me semble utile de préciser que la série est une série de samurai, et que par conséquent, les combats sont obligatoirement stylés. Si vous n’aimiez pas les samurai avant, vous les aimerez après. C’est le même principe qu’en lisant Hikaru No Go : vous avez beau ne pas connaître le moins du monde le jeu de Go, après avoir lu ce manga vous n’aurez plus qu’une seule envie, y jouer. Donc vous être prévenus : c’est une bonne série, à regarder absolument, sauf au-delà des épisodes 60-61, et qui risque de vous passionner, comme toutes les bonnes séries.

II. Et en plus y a des OAV

            La série a été complétée par différentes séries d’OAV, un film d’animation et, attention, un film film sorti y a pas longtemps (25 août 2012 quand même). Donc les deux films, vous pouvez les oublier. Ou les regarder. Ca dépend de vos goûts et envies. Mais moi je ne l’ai pas fait.

            Quant aux deux séries d’OAV, je n’en ai vu qu’une, qui est restée culte dans les mémoires de beaucoup de fans de Japanimation : Kenshin Tsuioku Hen. Vous vous rappelez du contexte historique ? Tant mieux parce que là, on est en plein dans la lutte entre les forces shogunales, matérialisées par le Shinsengumi (donnant dans la série un tas de personnages mémorables ; impossible de ne pas chercher à se renseigner sur le Shinsengumi après avoir vu cette série) et les rebelles, avec Kenshin Himura, l’assassin.
Ca calme hein ?
           
Pourquoi cette OAV est resté culte ? Par son ton tragique, par son ton sérieux, et par sa violence. On est en plein dans des troubles civils : des gens meurent, des gens souffrent, les combats au sabre coupent et tranchent (pas comme dans les Shonen où ils se bornent à blesser (cf Bleach et les innombrables blessures à l’épaule que se tapent tous les personnages parce que les scénaristes ne sont pas foutus de faire mourir les personnages principaux, même ceux qui le méritent (Orihime)). Et surtout, le héros est un assassin en-dehors de toute réalité, en-dehors de toute joie, en-dehors de toute vie. Mais la rencontre d’une femme va peut être tout changer. Ou peut-être pas.

           Vous l’aurez compris, cet OAV est sombre, poignant, et donc très loin de l’atmosphère tranquille de la série, bien que celle-ci garde quelques thématiques sérieuses (toujours Sojiro). Et en plus, si vous êtes allergiques aux shonens, ça tombe très bien : pas besoin de regarder la série originale. Voyez ça comme une œuvre à part. Par contre, ne faites pas regarder ça à des enfants s’il vous plaît.

Conclusion

            Kenshin est une série de jeunesse qui a laissé ses marques dans mon imaginaire et qui m’a tourné vers un amour inconditionnel des katanas et des ennemis tourmentés comme Sojiro. C’est bien fait, c’est stylé, c’est poignant, c’est drôle, c’est triste, c’est tout à la fois et c’est très bien. Partez immédiatement la regarder !

PS : je sais que vous voulez pas me croire, alors voici quelques pistes audios à écouter
1) Alors ça, c'est la nostalgie.
2) Ultra bizarre et j'aime bien en plus !
3) Je suis obligé d'être triste quand je l'écoute (et c'est la musique de Sojiro !)