jeudi 2 janvier 2014

Critique n°5 : Dominions 4, ou qui a la plus grosse... divinité

On profite d’autant mieux que des vacances quand c’est la fin. Et me voilà, absolument pas prêt pour la rentrée. Mais tant pis ! Car je vais en profiter pour faire une critique, et cette fois d’un jeu vidéo ! Mais ne rêvez pas, ici, on va parler d’un jeu de stratégie, et même un jeu de stratégie compliqué mais qui prend son temps : oubliez rapidement l’action frénétique d’un Starcraft ou d’un Company of Heroes. Là, on prend son temps, on se triture les méninges, on réfléchit avant d’appuyer sur fin de tour, et on finit par pleurer de dépit lorsque notre front se fait écraser à trois endroits différents. Puis on quitte de dépit, avant de revenir une heure plus tard pour en faire une autre. Là est tout le potentiel addictif de ce jeu.

Je n’ai rien contre les jeux de stratégie survoltés, mais je stresse très rapidement, ce qui bloque mes réactions et ce qui fait que l’opposant peut me submerger sans aucun problème. Oui, d’anciennes expériences sur les jeux précités. Bien sûr, les jeux Paradox sont une exception (Crusader Kings II étant d’ailleurs particulièrement réussi).

I. Dominion d’accord… Mais pourquoi ?

Au début de chaque partie, le joueur choisit une nation parmi les 70 proposées. On retrouve trois groupes de nations : « early », « mid » et « late » (d'une magie forte et d'une puissance de combat faible à l'inverse). C’est d’ailleurs l’occasion de dire que le jeu est exclusivement en anglais. En tout cas, chaque nation se joue différemment, et dispose de commandeurs et d’unités propres (ce qui explique en partie le nombre astronomique de 2000 unités différentes que le jeu met en avant dans son descriptif). Entre des nations d’amphibiens vivant sous l’eau et des nations de mort-vivants, en passant par des homme-aigles et des reptiles, on en trouve suffisamment pour ne jamais s’ennuyer. 
 
Puis viens le choix du prétendant à la divinité suprême. Le jeu est en fait une gigantesque compétition entre aspirants dieux, qui guident leurs peuples respectifs dans un « god game » où il ne peut y avoir qu’un seul gagnant.


Choose your destiny

Le prétendant doit être paramétré. Il dispose de 350 points. Après avoir choisi sa forme physique (un titan, une statue, une fontaine, un mage, un dragon) disposant de capacités propres et coûtant un certain nombre de points, on peut modifier les capacités magiques du prétendant dans une de ces écoles de magie : eau, air, feu, terre, astral, nature, mort, ou sang. Il faut aussi savoir que chaque point dépensé dans une certaine école coûte plus cher que le précédent. Prenons en exemple un prétendant qui de base dispose de 5 en magie de nature et de 0 en magie de mort. Passer de 5 à 6 en nature coûtera la même chose que passer de 0 à 1 en mort. Et passer de 6 à 7 coûter plus cher que passer de 5 à 6 en nature. Vous avez saisi le principe.

Je m’attarde vachement sur ça, mais je dois encore parler de deux spécificités propres à cette magie : d’abord, plus le niveau est élevé, plus les sorts débloqués dans la partie requérant de plus en plus un haut sort de magie dans un domaine particulier pourront être utilisés en bataille. Et ensuite, à partir d’un niveau de 5, des bonus apparaissent : c’est le « bless », la bénédiction. Au niveau 9, un bonus plus puissant apparaît. Par exemple, un niveau 9 en nature permet de faire apparaître la capacité de régénération. Ces bénédictions s’appliquent au prétendant, mais s’appliqueront aussi en jeu aux unités sacrés qui auront été bénies par des prêtres en bataille. On commence là à sentir une certaine profondeur de jeu.

Ensuite, sur la page de prétendant, on peut paramétrer son « dominion », le cœur du jeu. Le dominion constitue l’ensemble des territoires où on croit à votre prétendant. C’est représenté par des bougies dans le jeu. On ne peut croire qu’à un prétendant par province. Et dans ces provinces s’appliqueront justement les bonus/malus que vous aurez paramétré ici : entre ordre et chaos, croissance et mort, chaud et froid (sachant qu’une nation favorise un type de climat particulier), ou encore entre une augmentation et une diminution de la force du dominion (qui détermine comment la croyance se propage dans les différentes provinces autour de votre dominion de départ).

Enfin, votre prétendant peut ne pas être tout de suite disponible (vous l’endormez pour une période de 1 ou de 3 ans, ce qui donne un bonus aux points dépensables ici).


Un dessin vaut mieux qu'un long discours


II. Le jeu le jeu le jeu

Je me suis un peu trop étendu au début, mais ça m’a permis de vous montrer la multiplication des possibilités dès le début. Le jeu est riche et complexe, tout comme un certain Dwarf Fortress (on verra plus tard pour celui-là).


Une des cartes disponibles
C’est mignon mais pas transcendant. C’est bien un jeu de 2013, malgré les apparences, mais je vous conseille de ne pas vous arrêter aux graphismes un peu austères (et je vous renvoie à Aurora : http://forum.canardpc.com/threads/52193-4X-d-expert-comptable-Aurora-bien-qui-rira-le-dernier, qui ne dispose pas de graphisme, amenant la question existentielle (ou pas) suivante : faut-il des graphismes pour faire un jeu vidéo ?).


Carte faite par un canard du forum sus-cité

Bref, si tout va bien, vous avez à votre disposition une province disposant d’une forteresse et de toutes les améliorations défensives disponibles, ainsi que d’un laboratoire (pour que vos mages recherchent des sorts magiques, fabriquent des objets enchantés ou stockent des gemmes de pouvoir) et un temple qui propage la voix de votre prétendant.

Je vais pas tout détailler, je vous renvoie aux manuels disponibles sur le site officiel (le principal de 295 pages, mais qui explique pendant les 110 premières pages les mécanismes de jeu, avant de détailler les nations. Une carte tutorial est disponible dans le jeu et doit être jouée en conjonction avec le manuel).

En tout, tout ce que je peux vous dire, c’est que le jeu s’avère être un wargame assez intense et touffu, et surtout ULTRA complet. Les provinces que vous possédez (qui ne sont pas forcément celles où les gens croient en vous) produisent des ressources et de l’argent à partir des impôts. Cet argent et ces ressources serviront à former des troupes dans vos forteresses pour allez subjuguer les provinces alentours, indépendantes ou appartenant à d’autres joueurs. Typiquement des guerres de religion. Le ravitaillement est pris en compte, tandis que chaque unité dispose de caractéristiques propres.


Une page d'unité classique... Plongez-vous dans le manuel

 
Une fois construite, les unités doivent être menés par des commandants, recrutés eux aussi suivant le même principe. Chaque commandant dispose d’une limite de commandement (nombre d’unités à mener) et d’une limite d’escouades (5 maximum). Ensuite, car ce n’est pas fini, chaque escouade doit être mis en ordre de bataille : carré, ligne, escarmouche (ces dernières enlèvent 1 au moral sauf si les troupes sont compétentes en formation) avant même la bataille. Ce qui est important vu qu’on se contente simplement de regarder les batailles une fois qu’elles ont eu lieu pendant la résolution du tour. On peut même donner des ordres préliminaires : pour les commandants, rester en arrière, ou attaquer, ou lancer des ordres, pour les troupes tenir la position, attaquer, tirer, etc…

Les troupes ainsi constituées peuvent se lancer à l’assaut des provinces alentours. Chaque bataille peut être visionnée au tour d’après, ce qui nous permet de corriger et/ou d’adapter nos stratégies initiales. En tout cas, chaque unité a son rôle a jouer, et chaque unité peut être blessée (entre une égratignure ou un bras perdu) et il faudra des bons prêtres pour soigner les blessures. Sachant que le jeu a fait sauter la limite de 10 000 unités présente dans le précédent opus. Oui, il y a de quoi s’amuser, et surtout de quoi passer BEAUCOUP de temps au micro-management de ces troupes.
 
Préparez vos unités dans ce menu (les carrés verts à droite de chaque escouade indiquent en blanc la position de l'escouade lors d'une bataille)



La représentation d'une bataille.

           
De plus, chaque province a ses caractéristiques propres : suivant la nature du terrain, certaines unités seront avantagées ou non, et on trouver plus ou moins souvent des ruines magiques suivant les terrains rencontrés.

Parlons rapidement de la magie : certains commandants disposent de pouvoirs spécifiques dans une ou plusieurs écoles de magies. Ceux-ci, en mettant à profit les laboratoires à construire préalablement, peuvent rechercher des nouveaux sorts, lancer des rituels, lancer des sorts qui affectent le monde entier, fabriquer des objets magiques. Je maîtrise encore assez mal tout cet aspect (je suis nouveau voyez-vous). En tout cas, on trouve l’école de la conjuration, de l’altération, de l’évocation, de la construction, de l’enchantement, de la thaumaturgie et de la magie du sang (j’ai de grands talents de traducteur n’est-ce pas ?). Chaque école a différents niveaux, et chaque niveau contient un certain nombre de sorts. Une fois un niveau passé (qui demande un nombre de points de recherche suffisant, sachant que chaque mage produit un certain nombre de ces points par tour quand mis en mode recherche dans un endroit comportant un laboratoire), tous les sorts du niveau sont appris à votre nation. Ne manque qu’à les lancer. Certains sorts sont lancés pendant les batailles (donc aucun contrôle dessus sauf ordres spéciaux), d’autres pendant un tour. Un mage doit avoir le niveau suffisant en magie pour le lancer (un sort indiquant nature 4 dans l’école de l’évocation nécessite un mage de niveau 4 en magie de nature pour être lancé, logique logique). Certains sorts ont aussi besoins de gemmes : chaque nation en produit un certain nombre, et ce nombre peut être augmenté si vous trouvez des sites magiques créateurs de gemmes. Elles sont divisées en toutes les voies magiques existantes (gemmes de nature, gemmes de mort). Quant à la magie du sang, vous aurez besoin d’esclaves à sacrifier (nécessitant des actions de vos généraux dans les provinces qui rechercheront des vierges à sacrifier aux puissances démoniaques). Les sorts ayant besoin de gemmes pour fonctionner nécessitent dans les batailles que les personnages soient équipés du nombre de gemmes suffisants, tout en sachant qu’il ne va pas forcément lancer des sorts spécifiques.

Toutes les nations diffèrent quant à la production des gemmes dans la province d’origine ou quant au niveau des magiciens dans les voies magiques. Les mages peuvent être améliorés à partir d’une grande consommation de gemmes (pour améliorer leur niveau dans une des magies), tandis qu’il existe un convertisseur de gemme.

III. Y a plus !

Mais ce n’est pas fini ! Chaque commandeur bénéficie de slots d’équipement, vides au début, mais pouvant être remplies par tout pleins d’objets aux propriétés différentes, permettant des combinaisons très variées. Pourquoi pas assassin avec une dague empoisonnée ? Mais ça peut aller plus loin. Je lisais sur Internet des présentations de Dominions 4 où on parlait de « jeu à combos », avec des combos d’objets/sorts spécifiques, permettant par exemple à un mage de lancer un sort de vieillissement accéléré à un personnage ennemi (l’âge est aussi pris en compte) ; un assassin peut être équipée d’une lanterne spéciale qui lance trois esprits éthérés très puissants sur le commandeur ciblé, et pour protéger les futurs commandeurs, il faudra trouver une combinaison d’objet/sort capable de déjouer ces esprits. Et vu le nombre d’objets et de sorts du jeu, on est pas sorti de l’auberge en étant débutant !

Un des objets du jeu. Notez le coût en gemme pour la production.

Aussi, un commandeur spécifique peut devenir prophète pour prêcher la parole divine, et devient ainsi un prêtre de niveau 3 minimum (s’il n’était pas déjà prêtre). Notons que les prêtres disposent d’une école de magie spécifique, dépendante de leur niveau de prêtre, et sont les seules unités à pouvoir bénir une unité sacrée (rappelez-vous, pour bénéficier du « bless » divin).

Les plus malins d’entre vous auront noté que le jeu a un sous-titre : « Thrones of Ascension ». C’est la nouveauté de cet opus : des trônes spirituels sont répartis sur la carte. A vous de les capturer pour prêcher la sainte parole !

On peut aussi rajouter que le jeu est moddable, qu’on peut créer ces propres cartes et les partager. Les cartes sont plus ou moins grandes, pouvant accueillir jusqu’à 27 joueurs. Le multi est ou en ligne directement, ou par PBEM (wargame oblige).

Le jeu a aussi une nouveauté : on peut créer des équipes, ce qui fait qu’on retrouve un prétendant dans l’équipe, contrôlé par un joueur, tandis que les autres ont chacun un disciple (un « follower » un peu moins puissant et prêchant la parole du prétendant).


Vous voulez allez sous l'eau sans diriger une nation d'amphibiens. Recrutez une armée de mercenaires amphibiens ou bien recrutez cette même armée en rajoutant un commandant équipé d'un objet permettant de respirer sous l'eau, ou bien lancer un sort permettant à toute une armée de respirer sous l'eau.


Conclusion

Sachant que j’ai oublié de dire pleins de trucs, vous pouvez vous rendre compte du grand potentiel du jeu. Disponible à moins de 30 euros, pouvant être tourné sur pratiquement n’importe quel ordi (Linux/Mac compris), sa difficulté rebutera très certainement les nouveaux (les graphismes aussi, mais bon, ça joue moins je trouve). A vous de demander de l’aide, par exemple là :
http://forum2.x86-secret.com/threads/80844-Dominions-4-Thrones-of-Ascension (c’est aussi sur ce forum que peuvent s’organiser des parties entre français amicaux en PBEM ou en multi, avec des vétérans ou des nouveaux). Le problème de l'anglais est un faux problème : avec un peu de maîtrise, ça roule tout seul, pas besoin d'être bilingue.

Le jeu est relativement peu connu, donc j’espère propager la bonne parole (justement). Je ne suis pas bon au jeu (je l’ai depuis trois jours, de nombreuses subtilités m’échappent, je me fais rouler dessus par l’IA en difficile) mais je trouve qu’il a un gros potentiel, et je vous invite à le posséder. Il n’a pas de démo : jetez-vous donc sur celle du 3 (il y a eu quelques changements (plus de nations, d’objets, d’unités, de sorts, de subtilités, de graphismes (!) mais on retrouve les principes du jeu). Ou alors, soyez un peu moins légaux, mais attention aux « downloaders », la version crackée plante au bout d’un certain temps, et ne montre aucun combat (avec l’écran rouge).

Donc voilà ! Ce sera tout pour aujourd’hui. C’est assez long, mais c’était le minimum pour présenter en gros le jeu. En tout cas, je remarque qu’il y a un grand potentiel pour la création d’AAR (After Action Report). A voir sur le net.

Bye !

Depuis cet article, j'ai réalisé une initiation que vous retrouvez
ici.

J'ai aussi mis en forme des AAR (After Action Report) Multi disponibles ici :
-
EA Ermor : Battle of Crones
- EA Lanka : Duel au Sommet

jeudi 26 décembre 2013

Critique n°4 : voir Ima, Soko Ni Iru Boku et mourir ?



           Yop ! C’est le retour de Sparke le furieux pour une nouvelle critique ! Ces derniers mois ont été particulièrement durs, d’où le néant bloggesque absolu. Mais maintenant c’est Noël, c’est la fin d’année, c’est le foie gras, c’est le bonheur à tous les étages… Enfin, je crois.

Donc passons à un animé que j’ai pu terminer assez rapidement : *insérer ici le nom japonais bizarre*, aussi appelé l’Autre Monde en français (ils sont concis) ou encore Now and then, here and there. Laissons donc les délires de traduction à la porte.
Un début nanaresque

             La série commence très mal. Le « héros », de son petit surnom Shu, est un enfant japonais normal, qui fait du kendo normalement…sauf qu’il n’a pas vraiment compris l’intérêt de ce sport. Il livre donc un combat en se contentant de frapper de haut en bas, et semble presque surpris de perdre. Dommage : il voulait profiter de la victoire pour avouer son amour à une fille. Mais bref, il monte à son point d’escalade habituel, rencontre une fille au nom à coucher dehors (Lala Ru… Qui se dit lalalou en japonais…). Et soudain, tout le monde se fait attaquer par des serpents mécaniques méchants qui kidnappent la jeune fille, emmenant le héros au passage dans un autre monde… D’où le titre français.

Ca donne envie hein ? Bien que ce pitch introducteur ait l’air digne d’un nanar shonenesque, il n’est en fait que la surface émergée de l’iceberg. C’est à partir de cet instant nanaresque que l’animé dérape du bon côté.

Le monde dans lequel Shu arrive est un monde dévasté, recouvert de déserts. Shu est tombé dans un ancien vaisseau dont le maître se proclame pompeusement roi de la Terre entière, tandis que les forces armées du vaisseau sont constituées de soldats ayant entre 6 ans et 50 ans (en gros). Oui, 6 ans. « Mais c’est pas interdit par la loi ? », me direz-vous de votre petite voix geignarde. « Oui madame/monsieur/que sais-je. Allez voir les droits de l’enfant. »

Mais bref, comme dans toute armée, la discipline est stricte, le régime draconien, les bastonnades régulières. Ca tombe bien : le roi est justement un tyran psychopathe schizophrène tueur de chat. Parfait alors ! En tout cas, il cherche à mettre la main sur cette fille au nom bizarre, et surtout à la tête bizarre (franchement, elle a pas l’air très humaine, ce serait bien qu’on s’en rende compte). Et donc voilà. Comment Shu va-t-il survivre dans cet énorme vaisseau, et va-t-il pouvoir s’enfuir dans le désert ou, mieux, rentrer chez lui ? Vous avez 13 épisodes pour l’apprendre. Ni trop court, ni trop long. 
Je vous laisse deviner ce qui n'est pas normal sur cette photo
 La série a un bon rythme, a du punch, et est très intéressante à regarder. Les scènes de cruauté par des enfants contre des enfants, ou avec des adultes sont de rigueur dans un tel monde (et je ne vous parle pas du sort des petites filles). Rassurez-vous tout de même, rien de cru : on reste dans le bon goût esthétique, loin du gore de certains animés (je ne regarderai jamais Elfen Lied). C’est un animé de 1999-2000, donc sur fond apocalyptique de fin de siècle (ce qui peut expliquer l’atmosphère de fin du monde). Mais qui dit 1999, dit qualité d’animation différente des animés d’aujourd’hui. Ici, rien d’anormal : les personnages sont bien rendus, expressifs. On joue ici la carte de l’épuration : le monde hostile et lumineux, l’intérieur sombre et tourmenté du vaisseau. 

Une scène banale de la vie de tous les jours...
  Au niveau du caractère des personnages, c’est bien travaillé, excepté pour deux personnes : Shu, optimiste notoire, tellement optimiste parfois que ça relève presque de la bêtise (mais il reste intéressant) et le roi, tellement méchant qu’il n’est plus vraiment intéressant. Rien que sa coupe de cheveux est une honte à l’esthétique : moche, fou, partant dans des grands monologues, aucune profondeur. Juste fou. On aurait peut-être préféré un caractère plus contrasté. En même temps, il n’est pas le seul fou. Mention spéciale au personnage de Nabuca, l’enfant-soldat qui veut faire son devoir, mais qui garde une certaine humanité. L’histoire est intéressante sans non plus révolutionner l’art de la narration.
 
Ce mec est fou. Si si, je vous assure. Sa coupe de cheveux et sa moustache le montrent.
Certains ont crié au génie pour cet animé. Sans vouloir les contredire forcément, je dirais que l’animé a quelques longueurs de temps en temps, et certains personnages vraiment pénibles à voir (le roi) (et à entendre d’ailleurs). En tout cas, loin de la glorification du combat, on a là un animé qui prône la non-violence et la fin de la guerre en montrant ce que l’être humain peut faire de plus affreux. Et rien que pour ça, rien que pour oublier la violence qu’on nous sort dans les jeux vidéos, les dessins animés, les informations, ça vaut le coup de le regarder. Recadrons un peu nos pensées. Cet animé nous rappelle que la guerre, c’est le mal. Et c’est pas plus mal !

Donc, en résumé, un bon animé, pas forcément culte, mais intéressant à regarder. Sa faible durée permet un visionnage rapide, et sa qualité le rend intéressant. A voir donc !

Sur ce, je vous laisse, j’ai encore des boîtes de chocolat à finir ! Bonne fin d’année !

dimanche 27 octobre 2013

Critique n°3 : Gravity, le point G de l'espace


          Salut à tous ! Tout d’abord, veuillez excusez ce jeu de mot complètement douteux : il faut comprendre que je n’en suis qu’à ma première semaine de vacance après une semaine remplie de DS (30 heures en tout : quand je n’écris pas en philosophie, je m’amuse à compter).


Et aujourd’hui, hop hop hop, critique d’un film : Gravity, réalisé par Cuaron, et où on retrouve du George Clooney (merci allocine, tu resteras dans mon cœur à jamais). Je vais maintenant tenter de prouver qu’il faut aller voir ce film en salle en 3D, et sans discuter.

L'espace et l'astronaute : une relation privilégiée
 Le film commence sur l’image de trois astronautes / cosmonautes / aéronautes / randomnautes / peu importe en fait, qui sont en train de réparer une installation orbitale. Peu avant ce début de film absolument passionnant, on nous annonce solennellement avec trois lignes écrites du plus bel effet (et qui nous font regretter les génériques des Star Wars quand même) où on dit ce que tout le monde savait déjà : dans l’espace, y a pô de bruit, le son ne se prôpage pô. On dirait presque une excuse pour ce qui va suivre. Ou plutôt une explication pour la masse du public habituée à attendre des bruits de canons lasers dans le vide intersidéral (Star Wars oblige). Mais bon, ne mélangeons pas tout : le film s’inscrit dans une veine réaliste spatiale. Oui, je fais appartenir Gravity à une sorte de genre pseudo-réaliste au cinéma. Pourquoi ? PARCE QUE LA SCIENCE-FICTION N’EST PAS UN GENRE QUI CONVIENT POUR UN TEL FILM. M’enfin, je me doute qu’il faut catégoriser les films, et que du coup dès que y a de l’espace, on balance le film dans la boiboîte « science-fiction », mais n’oubliez pas que la science-fiction est un genre d’ANTICIPATION. Or le film s’inscrit dans un contexte parfaitement réaliste : eh oui, les russes font des conneries avec leurs satellites, du coup, ils mettent le bordel en orbite, et ce bordel fait le tour de la Terre pour retomber sur le coin de la tronche de ces trois machinautes en train de réparer leur petit engin…

La la la, on répare tranquillement, rien ne peut se passer, la la la
 
 Bon d’accord, c’est peut-être pas forcément crédible (encore la faute des russes, ils ne préviennent personne évidemment, et c’est les gentils américains qui en font encore les frais), mais bon, ça peut se tenir. Donc du coup, l’installation orbitale est pulvérisée, et les ostronautes restants se retrouvent coincés dans l’immensité de l’espace. Leur seul espoir : rejoindre les installations orbitales à proximité pour profiter de leurs engins pour rejoindre le seul vrai sol qui devrait exister dans le monde : le sol terrien. Mais n’oublions pas que l’oxygène et le carburant ne sont pas illimités, et que la moindre erreur dans l’espace équivaut à faire des petits tours sur soi-même pendant des années jusqu’à ce qu’on retrouve par hasard votre corps gelé sans vie à l’intérieur. Donc, ouais, c’est chaud.

Ne lâche pas ce câble Georges ! Ne le lâche surtout pas !
 Le point fort du film, c’est qu’il est palpitant. Mais pourquoi donc ? Parce que visuellement, dans une salle de cinéma, en profitant de la 3D, ce film nous met CLAIREMENT dans la situation des protagonistes. Et quand un des ces abrutis arrive à grande vitesse sur une installation et qu’il se cogne sans réussir à s’accrocher, on se ronge les ongles de frustration. On est vraiment DANS le film. Et c’est pour ça qu’il faut foncer le voir au cinéma, en 3D : parce que ça vaut vraiment le coup. Excusez la référence bizarre, mais ce film m’a fait penser à Only God Forgives : un film d’ambiance dont l’intérêt réside à le voir au cinéma. 


Vous le sentez l'amour de l'espace ? Non ? C'est normal.

 Car Gravity est effectivement un film d’ambiance. Cet espace vide et silencieux, cette gravité inexistante qui crée tous les incidents du film, l’anxiété des protagonistes à tenter de sortir vivant de tout ce merdier, tout ça crée une tension dramatique qu’on ne peut pleinement ressentir qu’au cinéma (et aussi en 3D), si bien sûr vous n’avez pas de voisins trop dérangeants, de bébés pleureurs, de croqueurs intempestifs de pop-corn ou que sais-je encore.

Et pour les dubitatifs, certes le son ne se propage pas dans l’espace, mais on entend quand même les transmissions radios entre les protagonistes malgré le fait que le film ne soit pas en première personne : faut pas pousser non plus, on est pas dans un FPS.

Donc, malgré un scénario assez simple, Gravity nous livre une grande expérience visuelle et sonore (car y a quand même de la musique, même dans l’espace ! Elle est bien en étant un peu banale : c’est le même type de musique qu’on rencontre dans tous les films de catastrophe, ou les trailers de FPS, donc bon.), et franchement, ça claque !

On sort finalement de la salle en titubant, en se disant qu’il faut être idiot pour vouloir aller dans l’espace tout en oubliant nos rêves d’enfant. La réalité est parfois cruelle… Mais cette heure 30 de film est loin d’être perdue, et cette expérience restera normalement gravée dans votre être à jamais, où tout du moins jusqu’au prochain film d’ambiance que vous irez voir.

Gravity semble nous montrer que le cinéma, loin de devoir présenter forcément une intrigue complexe avec une pelletée de personnages, peut utiliser une base scénaristique simple tout en utilisant ce grand principe que l’immersion totale du spectateur. Et pour ça, rien ne vaut un cinéma avec de la 3D ! (Même si on peut dire ce qu’on veut sur la 3D). Gravity est un donc un film intéressant, et vous devriez grandement songer à payer plein pot votre place de cinéma pour profiter d’une grande expérience.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Ciao !

dimanche 29 septembre 2013

Des news qui ne servent à rien

Salut à toi/vous/moi (je vous ai déja dit que je parlais tout seul ?).

Aujourd'hui, on va juste faire une "news" qui ne sert pas forcément à grand chose (vous avez/j'ai l'habitude)), juste pour avoir deux publications ce mois-ci.

J'ai pas eu le temps de faire une quelconque critique grâce/à cause des cours et des fifiches, donc on va faire soft (pour une fois).

D'abord, je suis en train de regarder Gintama, et c'est VRAIMENT bien. C'est selon moi le digne successeur de Ranma 1/2, en plus moderne, et peut-être un poil moins barbant. Mélange d'humour, d'action, de tristesse, d'amitié, de haine, de délire absolu, avec une musique qui s'adapte à chaque fois. Et tout ce bazar marche assez bien ! Ils n'hésitent en plus pas à parodier la société japonaise et son industrie d'animation (surtout quand les personnages se mettent à disserter sur ce qu'ils pourraient faire pour rendre la série plus intéressante et repasser dans le créneau horaire des plus jeunes). Le ton est léger et comique, sauf
exceptions, ces exceptions étant d'autant plus intenses qu'elles se font rares.

En bref, c'est assez intéressant à regarder, et ça occupe entre deux devoirs maisons. Vu qu'il y a pas mal d'épisodes, je ne vais pas pouvoir faire une critique avant longtemps, mais ça viendra ! Plus que deux petites centaines d'épisodes. On va y arriver !

Et ensuite, j'ai vu quelques épisodes de Hunter X Hunter 2011 à partir de l'arc des Kimera Ants (autour de l'épisode 60 je crois). Et c'est vraiment très intéressant. Le côté malsain est assez bien rendu (alors que je m'attendais à ce qu'ils s'adaptent plus à la norme shonenesque qui veut que le héros doit combattre des méchants dans un monde de bizounours épris de justice et de fraternité). On peut voir, comme dans le manga, un combat entre deux société ULTRA différentes, qui ne se comprennent pas. Les épisodes se regardent assez bien, malgré quelques petites longueurs (rassurez-vous, pas autant qu'un quart d'épisode de Bleach). En bref, c'est mieux que ce que je pensais. Et pour une fois que c'est un passage du manga qui n'a jamais été adapté, on ne peut qu'être ravi ! (enfin, c'est ce que je pense moi). Et la musique est pas mal aussi, mais si elle ne se fait pas toujours remarquer.

Voilà voilà ! Bah c'est à peu près tout. 
Le mois de septembre est maintenant clos. (Et le temps passe vite en prépa ! Bientôt les concours blancs...)

Adios !


Bonus : une musique sérieuse pour Gintama !

mercredi 11 septembre 2013

Critique n°2 : le Visiteur du Futur, une Web-Série entre passé et futur



« Nous revoici en ce jour béni unis autour d’un blog profondément inconnu et enfoui dans la jungle luxuriante qu’est Internet pour prier notre grand gourou de faire une seconde critique. Loué sois-tu, Sparke le furieux ! Amen ! »
                                     
Encore une brillante introduction pour quelqu’un d’aussi modeste que moi. Bref, aujourd’hui, on va s’amuser à critiquer une bonne web-série, j’ai nommé « Le Visiteur du Futur ». D’ailleurs vous aurez évidemment remarqué qu’entre ma première critique et celle-ci, un laps de temps non négligeable s’est écoulé. Ne cherchez pas, c’était la rentrée. Cette fameuse rentrée. Cette foutue rentrée. Cette ****** de rentrée. Avec ses disserts maisons, ses futures khôlles, et autant de travail qu’il n’en faudrait pour virer le sympathique dirigeant de Syrie qui s’amuse avec ses armes bactériologiques. C’est beau la vie.



Donc, apparu sur la toile la première fois en 2009, la série est réalisée (et scénarisée) par Descraques (et des bobards, bon d’accord j’arrête), et compte à ce jour trois saisons. L’enjeu de cette critique va être de vous expliquer pourquoi vous DEVEZ regarder cette très bonne web-série, et non pas expliquer ce qui se passe dans chaque épisode (ce serait LONG).

Quand une série se développe sur plusieurs saisons, et qu’on doit faire un résumé, on est bien vite embêté. Surtout vu la tournure que prennent les événements à partir de la seconde saison, et encore plus dans la troisième. Donc, bah, en gros, le « visiteur du futur » est un gars qui, évidemment, vient du futur, et intervient dans la vie de « Raph » pour des motifs apparemment assez spécieux et…bizarres (« ne jette pas cette canette ! »). Très vite, les situations se succèdent, la galerie de personnage s’étoffe, la psychologie se développe et patati et patata, vous savez très bien ce qui se passe quand une série est bien.

Evidemment, tout cela est servi avec une bonne tranche d’humour (métaphore sur-utilisée) qui fait mouche la plupart du temps (en gros, imaginez-moi tout souriant en train d’enchaîner les épisodes). Les épisodes en sortent rapides, rythmés, drôles et on sort de la première saison assez content, surtout que le scénario réussit à s’étoffer vers la fin. On en redemande en fait.

Et c’est là que la deuxième saison intervient : plus de personnages, plus de situations, étoffement du scénario, et surtout amélioration « graphique ». Le techniques de tournage sont aguerries, du monde en plus à été « embauché » (y a du bénévolat dans le tas), et vous pouvez vous amuser à regarder le tournage de chaque épisode, pour comprendre comment c’est ULTRA DIFFICILE de faire une web-série, et même de jouer dans une web-série. En fait, en partant de quelque chose qui est déjà bien, ils l’améliorent de saison en saison. Les épisodes sont plus longs, mieux réussis (même si les phases de « bagarre » sont tout de même assez accessoires). On en redemande encore !

Quant à la musique, elle est correcte. Et les acteurs, eux, SAVENT jouer. CE QUI EST IMPORTANT POUR UNE WEB-SERIE (dans Noob par exemple, bah on y croit VRAIMENT beaucoup moins). Certains sont assez attachants. Et puis à un moment y a Simon Astier, alors bon. Et, je le dis et le répète, le scénario tient GRAVE la route, avec ses rebondissements, sa galerie de personnage et même quelques accents tragiques vers la fin, contrastant avec l’humour assez présent, et créant tout de même une atmosphère assez intéressante.

Vous l’aurez donc compris (ou pas d’ailleurs, mais c’est à ça que sert un résumé final), cette série est bonne, agréable à regarder, assez rafraichissante, addictive aussi. Et j’attends la saison 4 avec grande impatience.

Plus qu’à me remettre à bosser… A plus camarades ! (pourquoi je dis ça ?)

Benzaïe en guest-star...Or not