lundi 13 février 2017

Le Tournoi du Captain, Saison 1 (Dwarf Fortress) - Prologue

« Bonjour à tous, je suis votre fidèle retransmetteur des événements de la fameuse ARENE, celle où vous vous époumonez pour voir votre favori époumoner, dans un autre sens, un de ses adversaires à l’aide de simples béquilles. Celle où la mort règne. Celle où nos concurrents cherchent la gloire et la fortune, soit qu’ils sont fous, soit qu’ils ont été bannis hors de leur cité, soit que nous avons capt…attiré avec nos sublimes publicités !

Quoi qu’il en soit, les règles de l’arène sont simples : VOUS décidez, VOUS pariez, VOUS regardez et VOUS VOUS AMUSEZ ! Chaque Nain que vous retrouvez dans l’arène est le poulain d’un mécène. Ce dernier a le droit d’accorder à son petit protégé un total de 500 points pour son premier combat ! Mais quels sont ces points, vous demandez-vous sûrement. Laissez-moi vous expliquer. »

a) L’entraînement de votre poulain (les points de compétences)

« Nous vous fournissons toute la matière première, c’est-à-dire la chair et le sang sur lesquels vous misez. Votre poulain sera entraîné selon la méthode de l’arène. Nous sommes très fiers de nos prouesses en matière d’entraînement : nos maîtres d’arme ont divisé chaque compétence en 20 niveaux. A vous de nous indiquer comment entraîner votre Nain quand il ne meurt pas d’ennui enchaîné dans sa cellule. »

  • 30 points par niveau de skill, de 1 à 5
  • 40 points par niveau de skill de 6 à 10
  • 50 points par niveau de skill de 11 à 15
  • 60 points par niveau de skill de 16 à 20
  • Liste des skills : Axedwarf, Hammerdwarf, Macedwarf, Marksdwarf, Speardwarf, Swordsdwarf, Wrestler, Pikedwarf, Lasher, Knife User, Blowgunner, Bowdwarf, Armor user, Dodger, Fighter, Kicker, Shield user, Striker, Archer

b) Un poulain à bichonner (les points d’équipement)

« Mais ce n’est pas tout ! Nos forgerons travaillent nuit et jour pour assurer un approvisionnement en équipement constant, pour correspondre à tous vos besoins. Dites-nous quel arme fournir à votre poulain, et nous la lui fournirons (bien qu’il sera surveillé par une dizaine d’arbalétriers, au cas où). Et, si vous voulez, pourquoi pas une pièce d’armure ? »

- Armes :

  • Mace : Bronze, Iron, Steel ou Silver = 35, 85, 135 ou 250 points
  • War Hammer : Bronze, Iron, Steel ou Silver = 35, 85, 135 ou 250 points
  • Maul : Bronze, Iron, Steel ou Silver = 55, 105, 155 ou 250 points
  • Battle Axe : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 250 points
  • Short Sword : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 250 points
  • Spear :Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 250 points
  • Long Sword : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 250 points
  • 2h Sword : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine : 55, 105, 155 ou 250 points
  • Great Axe : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine : 55, 105, 155 ou 250 points
  • Halberd : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine : 55, 105, 155 ou 250 points
  • Pike : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine : 55, 105, 155 ou 250 points
- Armures :
  • Helm : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 185 points
  • Mail Shirt : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 185 points
  • Breastplate : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 55, 105, 155 ou 205 points
  • Gauntlets : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 185 points
  • Leggings : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 185 points
  • Greaves : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 55, 105, 155 ou 205 points
  • Low Boots : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 185 points
  • High Boots : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 55, 105, 155 ou 205 points
  • Buckler : Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 35, 85, 135 ou 185 points
  • Shield Bronze, Iron, Steel ou Adamantine = 55, 105, 155 ou 205 points
Vous êtes conquis ?

Alors rendez-vous à l’arène pour rencontrer (de manière très surveillée) un de nos innombrables escl…gladiateurs, puis faites parvenir au 5, avenue de l’obsidienne, votre fiche de personnage. Si vous êtes un petit malin en informatique, vous pouvez toujours nous faire parvenir votre candidature à cette adresse, ou à celle-ci.

  • Nom du mécène :
  • Nom du poulain :
  • Sa motivation et sa description :
  • Sa devise :
  • Ses compétences :
  • Ses armes :
  • Son armure :

Et n’oubliez pas, l’arène NEEDS YOU ! Nous attendons pour le moment quatre inscriptions, pour organiser quatre duels préparatoires. Si vos poulains meurent malencontreusement durant ces rencontres, RASSUREZ-VOUS, nous vous trouverons un Nain qui aura PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS les mêmes compétences, le même nom, le même équipement. Car oui, après ces quatre duels, vos quatre poulains rejoindront l’épreuve de la Mort Subite, où ils se retrouveront à quatre pour un combat final.

Chaque duel gagné vous donne 250 points. Chaque duel perdu vous donne 100 points. Vos poulains seront, dans l’épreuve de la mort subite, entre 700 et 1000 points. N’est-ce pas excitant ? Le gagnant de l’épreuve de la mort subite participera ainsi à la prochaine édition de l’arène. Et qui sait ce qu'elle vous proposera... Mais alors, qu’attendez-vous ? REJOIGNEZ LA BATAILLE.


Liste des épisodes :

- Episode 01 : Prologue
- Episode 02 : Les Concurrents
- Episode 03 : Premier Duel
- Episode 04 : Second Duel
- Episode 05 : Troisième Duel
- Episode 06 : Bain de Sang
- Episode 07 : Bilan

AAR Dwarf Fortress : Axeorder - Révélations (3)

Des migrants paumés - Des oreillers à la place des pierres - Une liaison dangereuse

Angela, été - automne 250. 

Une centaine de plats, et une centaine de rations d'alcool : il faut tenir.

« L’été arrive enfin, et avec lui notre plus fidèle amie : la chaleur. Ca n’empêche pourtant qu’on grelotte toujours autant de froid dans notre forteresse sous le sol, mais la vie d’un Nain est remplie d’embûches (et de froid). Et pour commencer cette belle saison, deux âmes perdues se sont retrouvées hier aux portes de notre forteresse en devenir : Bob, pêcheur de son état, et Adèle, éleveuse d’abeilles, m’ont demandé l’autorisation de participer à l’édification de la magnifique forteresse d’Axeorder. Qu’il est beau de créer des vocations à distance ! Et illusoire, mais nous avons besoin de bras, alors je n’ai pas posé énormément de questions. Bob rejoint Loda dans ses recherches aquatiques, et il m’a par ailleurs avoué être très à l’aise avec le dépiautage des créatures de l’eau, ce qui est toujours bon à prendre pour mes recettes de cuisine sans arêtes. Loda…a d’autres qualités. J’imagine. Quant à Adèle, elle n’a pas insisté davantage : nous ne savons même pas ce qu’est une abeille. Elle a juré vouloir se rendre utile : il y a du bois à rentrer. » 

Dormir...dans un lit...c'est sympa... (étage -3)

« Après avoir dormi pendant un trimestre entier la tête calée contre une pierre d’obsidienne, nous avons aménagé quelques petites chambrées pour nous sept dans une première aile, et pour le couple dans une seconde. Loda me fait un peu la tête, son lit a été construit un peu tard, et elle me fait remarquer que le mien a été construit un peu tôt, et elle va jusqu’à se plaindre d’avoir dû se coltiner les ronflements de Bob et d’Adèle pendant quelques semaines dans notre petit dortoir. Qu’y puis-je ? Mais c’est tout de même bien d’avoir enfin un bon lit dans lequel se reposer. Certes, c’est sommaire, et un mauvais placement nous remplit le corps d’échardes, mais il ne manque pas grand-chose pour qu’on commence enfin à se sentir chez nous. Par exemple des portes, pour pouvoir enfin dormir, travailler ou autre chose sans voir une ombre rôder dans le couloir, éructer bruyamment, ou marcher à grandes enjambées (pour un Nain). Il nous manque aussi encore une armoire et un coffre pour placer nos petites affaires, mais Rolf et Eglane travaillent suffisamment durs. 

De la nourriture, du productivisme que diable (étage +1).

« La nourriture en quantité, la boisson qui nous donne envie de plus travailler, les occupations de chacun, les chats dans le couloir qui miaulent et massacrent les rongeurs, les dindons dans les couveuses qui ont pour rôle de nous fournir des protéines, deux chiennes qui viennent de mettre bas dans la salle commune dans la plus grande confusion, les chevaux qui paissent à l’extérieur et qui viennent d’avoir un poulain, des portes qui nous protègent enfin du regard des autres (neuf Nains, mais tout de même), de nouveaux champs pour plus de variété dans la nourriture, l’absence d’animaux à chasser pour Thor qui se reconvertit dans le déménagement des meubles, des coffres et des armoires pour placer toutes nos petites possessions, du poisson enfin cuit, bref, une forteresse qui commence à ressembler enfin à quelque chose. Axeorder a de l’avenir ! » 

Une discussion horrifiante.
Vérifions sur une carte...
Argh... (oui, les Blockade Deceivers, c'est les mecs en vert).

« J’ai été un peu optimiste en disant qu’on avait de l’avenir. Aujourd’hui, des marchands nains nous ont rendu une petite visite de courtoisie, et Meng Giginedëm (aussi dit Flykeys) les accompagnait. C’est le noble de Net of Crafts chargé de la liaison avec les colonies, et j’avais hâte de le rencontrer. Il s’avère que c’est un poète, et qu’il s’est même retrouvé à Matchglimmers, une taverne bien plus à l’ouest où ont été écrits de nombreux chefs d’œuvre autour de pintes d’hydromel. Alors que tout semblait en ordre et qu’il était prêt à repartir, il crut bon de me raconter les dernières nouvelles de notre royaume : deux forteresses étaient tombées. Qui avait pu faire une chose pareille, demandais-je. Il me répondit les Blockade Deceivers, ces vils gobelins menés depuis 250 années par une sorte d’hybride entre un reptile et un gobelin, et dont le nom m’échappe. Il me souhaita enfin bonne chance en m’expliquant que nous étions désormais la 77e forteresse du royaume (et non plus la 79e), et il me laissa là. Je ne sais pas si je trouverai le sommeil cette nuit. Surtout en regardant la carte des implantations de ces Gobelins. Axeorder, Axeorder. »

Le poète (et oiseau de mauvais augure) Meng.
Un intérieur plus cosy (pour des Nains).

vendredi 10 février 2017

AAR Dwarf Fortress : Axeorder - Fourbus et Glacés (2)

Les travaux commencent - L'importance de la nourriture et de la boisson quand on exploite ses compagnons - La chasse au cygne est lancée


Angela, hiver - printemps 250.

Notre wagon, nos chevaux (H), nos chiens (d), nos dindons (t) et...de la neige partout.

« Dans notre wagon, nous avions froid, très froid. L’hiver est rude dans ce bas-monde ! Hier, alors que je comptais mes engelures, Thor s’est mis à grommeler dans sa longue barbe quelque chose d’incompréhensible en étendant son bras : nous étions arrivés. Devant nous, une large vallée gelée, un fleuve pris par les glaces, et des parois argileuses. Six Nains au milieu de nulle part, et en plein blizzard, se sont mis à me considérer avec la plus grande attention. Heureusement, mes plans étaient prêts. Désormais, Loda cherche des plantes à demi accroupie dans la neige, Rolf et Eglane frappent à coup de pioche l’argile en consolidant les couloirs avec ce qu'ils trouvent, et Mindos coupe du bois pendant que Thor cherche désespérément une proie, et que Rith et moi nous restons occupés avec les dindons et les chevaux sous deux larges couvertures… » 

Notre hall d'entrée. Et voyez comme la neige fond !

« Rude journée. J’ai dû expliquer et réexpliquer à chaque nain, et particulièrement à nos deux mineurs, ce que je comptais faire. C’est pourtant pas bien compliqué : on creuse un large hall d’entrée dans le sous-sol argileux pour mettre en place trois ailes. On ouvre l’aile nord sur un escalier menant à l’étage +1 où le sol imperméable est favorable à l’élevage de champignons ; on continue avec l’aile est, qui doit descendre jusqu’en -3 pour trouver un sous-sol pierreux susceptible d’être poli pour faire de cette forteresse une des plus belles (parce qu’un Nain n’est à l’aise qu’entre quatre pierres) ; et on finit par l’aile ouest descendant jusqu’en -1. Le bois coupé par Mindos et les objets ne vont pas s’entreposer tout seul ! A la cinquième tentative, ils ont eu l’air de comprendre. Je crois que le froid, le fait de manger par terre sur la neige, et de dormir en se calant la tête avec des cailloux épuisent un peu mes compagnons. Je reste sous ma couverture. » 

L'étage +1 de l'aile nord, notre coin à nourriture.

« Le repos est fini. Désormais, je me bousille officiellement le dos à force de planter des champignons. Rith s’est enfin mis à travailler, et commence à brasser de la bière à tour de bras pour nous maintenir chaud et actif, et Loda a désormais la chance infinie de grelotter de froid dans l’eau en attrapant des poissons à main nues. Juste parce que je lui ai subtilement glissé qu’une personne qui s’occupe du plantage de champignons suffisait… Mais celui qui n’en peut vraiment plus, c’est Thor. Il surveille, dans le froid, et depuis plusieurs semaines déjà, notre wagon et nos animaux domestiques. Maintenant que Rith et moi-même sommes officiellement actifs, il se retrouve au milieu des caquètements, des hennissements et des jappements. Aujourd’hui, il a à peine entraperçu un cygne qu’il a tout laissé tomber en hurlant, a empoigné son arbalète, et est parti. Espérons qu’il ramène un peu de viande pour remplacer le quotidien. (Et qu’il ne devienne pas fou). » 

Thor se défoule un peu.

« Nous ne chômons pas en cette fin de printemps. Tout le monde est désormais officiellement épuisé et au bout du rouleau, moi y compris. On peut aisément penser que sans lits et avec du travail à ne plus savoir qu’en faire, entre le creusage, l’entreposage des matériaux et de la nourriture, on puisse se sentir obligé d’avoir au moins de la bonne nourriture et de la bonne bière pour se consoler. Mais ce ne fut pas l’opinion majoritaire des Nains après avoir goûté la cuisine de Loda. Tous les regards se sont alors tournés vers moi, mais ne savent-ils pas que planter des champignons et, je le rappelle, diriger une foutue forteresse sont des activités à plein temps ? Ils ont de la chance, je reste calme, les réserves de nourriture ne tiendraient pas sinon. Alors j’élabore de nouvelles recettes en mélangeant plusieurs ingrédients pour fabriquer des biscuits qui se conservent. Je suis assez fière de moi, même si le mélange champignon, œuf et saumon grillé n’est pas forcément du goût de tout le monde. »

L'étage -1, l'aile ouest, et les escaliers de l'aile est.

L'étage -2, l'aile est.
Entrées du journal :

News - Pas une, mais deux chaînes YouTube

Je le sais, mes news n'intéressent pas grand monde. Mais entre deux épisodes de mon AAR sur Dwarf Fortress, j'ai l'insigne honneur de vous indiquer que deux chaînes YouTube existent : la première s'appelle l'Accordéon du Captain, la seconde tout simplement Captain Sparke.

  • Une chaîne musicale : la première est assez explicite. Commencée fin 2016, elle me voit utiliser mes doigts pour pratiquer la musique. 

  

  • Une chaîne de jeux vidéos et d'histoire : la seconde voit un peu plus loin. A ses débuts, le temps que je maîtrise tous les accessoires du montage, il n'y aura pas une grande masse de vidéos. Quoi qu'il en soit, en exclusivité, voici la première.


Pour une fois, la news n'est pas longue. Mais rassurez-vous, vous en aurez une autre quand j'arriverai tant que bien mal au 200e article. D'ici là, portez-vous bien !

jeudi 9 février 2017

AAR Dwarf Fortress : Axeorder - Un nouveau départ (1)

Angela ne saisit pas toutes les contradictions - Les rêves d'une simple fermière - Des civilisations menacées - Gastronomie naine 

Angela, année 250.
 
Le bilan de notre monde de Kolobramul par un érudit.

« Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire en inaugurant ce journal, mais j’ai la chance de faire partie de la plus glorieuses des civilisations naines du monde. Sur nos 20 000 âmes de créatures des montagnes, 8 000 au moins appartiennent à notre nation du Net of Craft. Mieux, notre glorieux roi, dans sa onzième année de règne, Degel Wardtowers, est à l'origine un simple fermier ! C’est dire que tout peut arriver, mais dans un sens respectable (ne pensons pas à ces détraqués de Dye of Springs, dont les yeux doivent avoir du mal à distinguer la peau blanche des Nains et celle verdâtre des Gobelins…). » 

Je vois des contradictions dans cette civilisation !

« Car oui, j’ai été nommé, moi, simple fermière, pour une grande tâche ! Notre dernière colonie, la 79e, a été détruite en l’an 210 par une hydre assoiffée de sang. Les quelques nains dépêchés sur place n’ont pas duré très longtemps… Mais quarante ans ont passé depuis ! Il est désormais temps de faire place aux jeunes. Malheureusement, les esprits sont encore réticents, et je n’ai réussi à trouver que six compagnons. Mais qu’importe, notre tâche est immense ! Etablir une colonie, la relier à notre civilisation, et étendre enfin les frontières. » 

Monter ou manger les chevaux ? Indice : nous sommes trop petits pour les monter.

« On m’a parlé des dangers, c’est vrai, mais qu’est-ce que je risque vraiment ? Notre nation n’a pas connu de guerres depuis son origine, les créatures monstrueuses ont sûrement d’autres chats ou trolls à fouetter, et puis nous ne sommes pas loin de nos compatriotes, nous pouvons toujours nous enfuir en cas de pépin ! Certes, des rumeurs indiquent que le démon rat Olku Princebottoms, chef des Ambiguous Midnights, a déjà mis à bas une civilisation naine entière plus loin à l’est. Et qu’il est présent dans la région. Avec plusieurs forteresses. Mais derrière nous, 78 forteresses tiennent bon depuis 250 ans ! » 

Deux civilisations de Gobelins. Que pourrait-il nous arriver de mauvais ?

« On nous envoie donc dans une région argileuse, à proximité d’un cours d’eau. Les premiers forages ont indiqué la présence de roches intéressantes pour la fonte, et tout est donc en place pour créer notre première colonie ! J’ai réuni trois Naines et trois Nains qu’il me faut vous présenter. Loda d’abord, herboriste et pêcheuse à ses heures perdues ; Rolf et Eglane, nos mineurs et nos artisans de la pierre ; Thor, chasseur de son état ; Mindos, notre bûcheron ; et surtout Rith, qui aura en charge le lieu le plus important de la colonie : la distillerie. Et bien sûr, le chef d’expédition, moi-même, Angela, 57 ans, et fermière. Même si je ne connais pas vraiment ces Nains et leurs motivations, nous avons malgré tout un travail à réaliser. La première colonie depuis 40 ans, Axeorder. Un nom très guerrier, mais j’imagine que le roi, qui a imposé ce nom, y voit plus une question de prestige qu'une question militaire... N'est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, je grimpe demain dans le wagon. »

Aventure et bière !

Entrées du journal :

lundi 6 février 2017

AAR Dwarf Fortress : Axeorder - Introduction et Sommaire (0)

Il s’en est passé du temps depuis mon dernier compte-rendu de partie multijoueur sur Dominions IV, que je n’ai pas encore la volonté de finir, mais qui a résulté, vous vous en doutez, sur une défaite cuisante. Il est donc temps de reprendre les choses de manière plus sérieuse, avec un amour de jeunesse : Dwarf Fortress. Pour ceux qui auraient une flemmingite aigüe les empêchant de lire mon vieil article sur le sujet, voici un petit résumé : c’est le meilleur jeu de gestion au monde.

C’est quoi Dwarf Fortress ?

Il est inquiétant, terrifiant par certains côtés : les graphismes sont presque inexistants, sauf si vous voulez jouer avec des tileset (note importante : ce n’est pas mon cas), l’interface est horrible, et surtout, diriger une forteresse des Nains mène la plupart du temps à la mort brutale tant le jeu est difficile. Aussi, contrairement à la plupart des jeux, quand vous lancez une partie, ce n’est absolument pour gagner, mais pour survivre un certain temps, jusqu’au grand moment de FUN (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les fans). 

Exemple d'un fan.

Le pitch est simple, et néanmoins passionnant, ce qui explique notamment pourquoi les frères Adams qui développent le jeu et le publient gratuitement sur internet reçoivent jusqu’à 8 000 dollars de dons par mois pour continuer leurs mises à jour : dans un monde qui va générer aléatoirement des civilisations, des monstres, une carte du monde, des lieux, des créatures, des guerres, et bientôt des mythes, vous rejoignez une civilisation naine, vous vous établissez dans un coin de terrain, et vous mettez en place une colonie. Et si vous n’avez toujours pas envie de lire mon article, alors vous pourrez lire ce CRP pour vous faire une idée du degré de complexité et de profondeur du jeu.

Okay, c’est cool, mais pourquoi un CRP ?

Dwarf Fortress génère d’abord un monde, ce qui permet d’avoir une sacrée base narrative pour commencer l’histoire. D’autant plus que des personnages légendaires peuvent faire irruption dans votre forteresse. Ensuite, chaque nain a son histoire, sa personnalité, ses compétences et une mort généralement brutale, ce qui augure de belles possibilités. Dans quel autre CRP un de vos personnages peut-il devenir fou et se mettre à tuer tout le monde parce qu’il est déprimé, hein, HEIN ? Et aussi, les combats sont épiques et suffisamment détaillés pour qu’on puisse lire au détour d’un combat que votre guerrier unijambiste qui vient de se faire arracher son petit doigt par un carreau ennemi est en train d’aplatir un gobelin à coup de bouclier (et je ne rigole pas). 

Voici les graphismes originaux, tirés d'un futur épisode. Je suis gentil, je vous explique un peu.

Enfin, il faut savoir que ce blog tout entier a été inspiré d’un autre blog (et oui), celui-ci. Cette charmante "Flore" a en effet réalisé un guide en français extrêmement rigolo pour Dwarf Fortress, ce qui m’a d’une part fait plonger corps-et-âme dans ce jeu passionnant, et d’autre part m’a donné envie de faire des articles sur des jeux vidéos. Et puis aussi, je ne suis pas doué pour continuer longtemps mes parties. Alors peut-être que le FUN me remettra sur les rails.


Entrées du journal :
(Le reste est à venir)

samedi 28 janvier 2017

L'Actualité Vidéoludique du Captain - Episode 05 : Janvier 2017

Depuis septembre 2016, l'AViC tient bon et essaye de vous fournir les informations vidéoludiques stratégiques les plus pertinentes, de manière totalement subjective. Alors bienvenue en 2017. Au menu ce mois-ci, beaucoup d'annonces et de suites (et même une première vidéo YouTube que je vous invite à aller voir).


Sanctus Reach : le retour réussi de Warhammer 40K 


Loin d’être le premier jeu de stratégie adaptant le monde de Warhammer 40K au jeu vidéo, Sanctus Reach reste original : il adapte ainsi la formule tactique du jeu de figurines à un système de jeu au tour par tour, où chaque escouade, héros, ou véhicules se déplace, tire, et / ou utilise ses compétences dans des cités en ruines ou autres paysages. Si la lutte se concentre encore sur les Orks et les Space Marines, notons la présence des Space Wolves, un des chapitres les plus brutaux, aux unités particulières, et qui changent des Blood Angels de Dawn of War et des Ultramarines du jeu de plateau. C’est Slitherine et leur expérience dans les jeux tactiques qui se chargent de l’adaptation : ils ont notamment publié Pike & Shot et Warhammer 40K Armageddon.

Ce dernier jeu était décevant : on se retrouvait avec une campagne assez passable opposant Imperium et Orks, dans un système fortement inspiré du jeu Panzer Corps, c’est-à-dire des opérations mêlant tactique et opérationnel, dans une vue plus éloignée du champ de bataile. Ce qui est réussi au contraire avec Sanctus Reach, c’est le zoom, et le sentiment de jouer au jeu de figurines : on se retrouve enfin en plein cœur de l’action, les escouades se soutiennent entre elles, les appuis des héros ou des machines sont présents, et il s’agit toujours d’utiliser le placement et les caractéristiques de vos troupes pour déborder l'adversaire. Proposant deux campagnes dans lesquelles chaque unité peut prendre du galon en survivant et développer des compétences, il faudra tenir des objectifs, en prendre, et mettre la pâté au général adverse en déployant un nombre restreint de troupes sur des cartes assez variées dans leur forme. En bref, c'est une petite réussite.

Necromunda, le Mordheim de Warhammer 40K 


Que ce soient sous la forme de jeux d’action (Space Hulk : Deathwing) ou de jeux de stratégie (Battlefleet Gothic Armada, Total War : Warhammer), les licences de Games Workshop se bradent sur le marché vidéoludique. Avec Sanctus Reach qui rejoint ce mois-ci les jeux tactiques Warhammer 40K, on annonce soudainement Necromunda : Underhive Wars. Ce n’est une surprise pour personne, mais c’est l’éditeur français Focus Home Interactive qui va se charger d’éditer le jeu développé par Rogue Factor, les papas québécois de Mordheim : City of the Damned.

En effet, les deux systèmes de jeu sont similaires. Dans Mordheim, vous preniez des bandes de mercenaires inspirés des races du jeu de figurines pour des combats de rue plus localisés. Dans Necromunda, c’est la même chose : on passe de la lutte cataclysmique entre des races à des combats de bandes au sein de la cité tentaculaire de Necromunda. Sans d’autres détails, on attend donc un système de jeu au tour par tour, avec différentes compétences, des montées de niveau, du recrutement, de l’équipement pour ses gus et une bonne difficulté. Ca tombe bien, c’est ce que Mordheim proposait.

Expeditions : Viking, on prend les mêmes cinq siècles plus tôt 


Les Danois de Logic Artists, fondé en 2011, publient Expeditions : Conquistador en 2013 à la suite d’un kickstarter réussi. A la tête d’un groupe de guerriers ayant leur équipement, leurs caractéristiques, leur vision morale des choses, vous vous retrouviez à explorer le continent américain. Chaque événement vous proposait différents choix, déterminés par vos compétences, par des jets de dé, et par les pensées morales de vos compagnons. Il fallait donc gérer votre groupe, notamment entre les combats, personnaliser vos troupes, améliorer vos combattants, et vous retrouver lors des combats face à un jeu tactique, mêlant points de mouvement, points d’action et compétences.

Sur cette base hybride entre un RPG et un jeu tactique, les Danois ont décidé de continuer sur leur lancée en adaptant leur système de jeu au monde des Vikings. Vous vous retrouvez à la tête d’un clan, qu’il vous faudra améliorer en recrutant du monde et en convertissant votre butin, le tout dans un monde faisant la part belle aux dialogues et aux longues descriptions. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le jeu n’est pas loin de la sortie, alors patientons. 

Halo Wars 2, la stratégie de Creative Assembly 


En 2009, les anciens papas d’Age of Empires, Ensemble Studios, sortent Halo Wars pour la Xbox 360, offensive de Microsoft dans le monde du jeu de stratégie temps réel sur console. Gestion très basique d’une base, combats rapides sur une carte où il s’agit de récupérer des points de contrôle et deux races différentes, le jeu ne remporte pas un franc succès de par son manque de contenu, et l’intérêt somme toute limitée du titre.

En février 2017, les Britanniques de Creative Assembly, que nous connaissons bien, vont livrer l’épisode suivant pour PC et Xbox One. Plus d’unités et peut-être un peu plus de variété, les principes restent néanmoins les mêmes, et la seule nouveauté est le mode blitz, où il s’agira d’oublier la construction de base pour se concentrer sur un deck limité d’unités pour des parties plus courtes. On attend un peu plus de la part des papas des Total War.

Stars in Shadow, classique, classieux et indépendant 


Nous vous parlions de la mise à jour de décembre, qui se payait le luxe de rajouter deux factions à ce 4X peu connu et néanmoins en early access depuis septembre 2016. Premier jeu de la société Ashdar Games, il est publié par les Néerlandais d’Iceberg Interactive, fondés en 2009 et éditant entre autre la série des 4X Stardrive ou le fps horrifique en coopération Killing Floor. Cette critique assez élogieuse rend hommage à ce petit jeu, proposé une petite vingtaine d’euros, et qui fait les choses bien pour reprendre en main le genre du 4x, d'autant plus qu'il est officiellement sorti.

Ici, rien que du très classique : une poignée de races différentes aux mécaniques variées, le besoin de s’étendre dans la galaxie, les difficultés inhérentes aux indigènes et aux autres races peuplant la galaxie, les évolutions technologiques pour améliorer votre flotte de combat, un éditeur de vaisseaux couplé à un système de combat au tour par tour intéressant, et une patte graphique assez originale. Les développeurs mettent les mains dans le cambouis pour proposer un 4X efficace et sans prétentions. Un bel exercice. 

Dreadnought, le War Thunder de l’espace



Si vous avez lu le dernier AViC, vous connaissez le principe des jeux Wargaming ou de War Thunder : après avoir créé votre compte, vous disposez d’un véhicule de la Seconde Guerre Mondiale, un char, un avion, un bombardier ou que sais-je encore, et vous vous retrouvez dans des parties multijoueur en ligne, où il vous faut combattre en équipe pour obtenir de l’expérience et de l’argent, pour débloquer des améliorations et d’autres véhicules. Pour l’espace, les développeurs de War Thunder avaient misé en 2014 sur Star Conflict.

Les développeurs allemands de Yager ont décidé de se lancer aussi dans la partie, en lançant la bêta de leur titre en 2016. Contrairement à Star Conflict, il s’agit ici de permettre aux joueurs de contrôler de gigantesques vaisseaux de combat, aux rôles divers, dans l’espace ou dans l’atmosphère, dans des parties à huit contre huit. Des rayons tracteurs, des batteries de laser, des lasers de réparation, des sauts supraluminiques, le jeu mêlant action et stratégie de placement se prend relativement bien en main, et fait penser notamment au World of Warships de Wargaming de par la taille des engins proposés. On attend encore la sortie finale.

En vrac

● Pour ceux qui ne sont pas au courant, et qui ne lisent pas les quatre derniers épisodes de l’AViC, vous n’avez peut-être pas noté que Total War : Warhammer s’étend à coup de DLCs et de contenus plus ou moins gratuits. Pour ce mois-ci, c’est un nouveau général nain qui fait son apparition : Grombrindal, le Nain Blanc. Sans départ de faction autre que celui de base, il s’était déjà dévoilé pour les plus impatients d’entre vous qui avez cherché des codes dans le magasine White Dwarf. De quoi faire patienter en attendant les Bretonniens. 


● Prenez Shadow Tactics, enlevez les distinctions entre personnages et les compétences, et découvrez Tokyo 42, un jeu d’infiltration aux graphismes particuliers qui vous invite à coup de katanas (ou d'autres armes automatiques) à entrer dans des lieux non autorisés, par la discrétion ou la force brute. 


● Les Bordelais de Shiro Games reprennent du service après leurs deux Evoland, qui permettaient de lier histoire du jeu vidéo et RPG. Désormais, nous attendons pour février l’early access de Northgard, un 4X centré sur l’évolution d’une peuplade viking : création de maisons, de bateaux, commerce, raids, et survie en milieu hostile sont au programme, accompagnés par une jolie direction artistique. 


● Après Plague Inc (2012) vous invitant à détruire l’humanité grâce à un virus que vous bichonnez et que vous faites muter, février sera le moment où vous inverserez les rôles : dans Quarantine, développé par les Viennois de Sproing, il vous faudra user des moyens techniques, scientifiques et politiques pour vous occuper d’une pandémie. 


● Les Finlandais de Reborn Games se sont lancés dans le genre du city-builder avec Urban Empires, édité par le même Kalypso que derrière la série des Tropico. Si le jeu n’est ni très beau, ni très profond, il essaye pourtant d’innover en introduisant une gestion politique de la ville qui se crée districts par districts, en devant procéder pour divers aménagements à des votes face à trois partis politiques différents qu’il faudra ménager. Les recherches technologiques permettent quant à elle de passer de la Révolution Industrielle à l’ère d’Internet. Quelques innovations donc, mais rien de transcendant. 


● La série des Banner Saga, développée par le studio indépendant texan de Stoic Studio, visait à rendre à l’aide d’une patte graphique très particulière une histoire de fantasy, mêlant gestion d’un convoi, combats tactiques au tour par tour et bon scénario. Kickstarté en 2012 et sorti en 2014, le premier a eu un certain succès. Pourtant, le second épisode, sorti en avril 2016, n’a pas eu le même engouement. Aussi, pour le troisième et dernier épisode prévu, un nouveau kickstarter voit le jour. La conclusion est-elle proche ? 


● Après la 5e faction rajoutée en novembre, place pour une sixième race d’Endless Space II, le 4X français au succès certain depuis sa sortie en accès anticipé en septembre 2016. Les Horatio sont des clones capables d’assimiler les populations extraterrestres et de coloniser au mieux. Leurs vaisseaux sont graciles, et moins polyvalents que ceux des autres races. Mais la mise à jour ne s'arrête pas là. Les développeurs ont rajouté une poignée de races mineures, un système de rébellions, cinq types de victoire différentes, et une poignée de technologies supplémentaires. Petit à petit, Endless Space II s'annonce aussi solide que son prédécesseur, et on attend avec impatience la sortie finale du titre. 


● Joueurs de jeu de stratégie en temps réel, réjouissez-vous car l’originalité n'est pas encore morte. J'en veux pour preuve Uncrewed, sorti en accès anticipé en juillet 2016, récemment mis à jour, et qui propose rien de moins que de construire soi-même chacun des robots à utiliser au combat, avec des centaines d'options différentes, et surtout la présence d'une physique propre au jeu : à vous d'éviter que vos mastodontes s'éclatent au bout de quelques secondes parce que vous n'avez pas donné suffisamment d'appuis. Les graphismes et les animations restent malgré tout sommaires. A voir où le jeu peu nous mener.


● Après Days of BrillianceCossacks III revient en février avec Rise to Glory. Cette nouvelle extension payante pour le jeu de stratégie temps réel mêlant mousquets et larges formations, sorti en septembre 2016, et reprenant les mécanismes du soft initial publié en 2001, amènera deux nouvelles nations aux 14 existantes : la Prusse et la Suède, avec leurs unités, leurs propres campagnes et de nouvelles cartes enneigées. Pour les amateurs de contenu gratuit, la Saxe et la Bavière rejoindront aussi les rangs des combattants, pour un prix modique de 0 euro. Il reste que le jeu manque encore de piquant (mais pas de piques).


Comme d'habitude, cet épisode sort un peu avant la fin de janvier. Ne me tenez pas responsable des annonces faites dans les quatre prochains jours, je vous en conjure. Quoi qu'il en soit, on se retrouve, si tout se passe bien, pour le sixième épisode au mois prochain. Ciao !